Union africaine : le 8ᵉ sommet de coordination réaffirme l’engagement pour l’intégration continentale

Le 8ᵉ sommet de coordination de mi-année de l’Union africaine (UA), des Communautés économiques régionales (CER) et des Mécanismes régionaux (MR) s’est tenu dimanche 4 octobre 2026 à El-Alamein, en Égypte. La rencontre a porté sur l’accélération de l’intégration africaine et la mise en œuvre de l’Agenda 2063.

Organisée sous l’égide du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, la réunion a rassemblé plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, les responsables de la Commission de l’UA ainsi que des représentants des CER, des MR et des institutions partenaires.

À l’ouverture des travaux, Abdel Fattah al-Sissi a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre l’Union africaine, les organisations régionales et les mécanismes régionaux. Il a appelé à traduire les engagements communs en projets concrets dans les domaines du développement, des infrastructures, de l’investissement et de l’innovation.

Le président égyptien a également souligné l’importance de la paix, de la souveraineté, de l’intégrité territoriale, du dialogue et du respect du droit international dans le règlement des différends. Il a appelé l’Afrique à réduire sa dépendance à l’exportation de matières premières grâce au développement de chaînes de valeur, à la transformation locale et au renforcement des échanges intra-africains.

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a pour sa part souligné le rôle du sommet de coordination dans l’harmonisation des politiques entre l’UA, les CER et les MR. Il a appelé à une meilleure coordination institutionnelle face aux défis liés à la paix, à la sécurité et au développement socio-économique.

Le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, a également insisté sur les obstacles qui ralentissent l’intégration du continent. Il a notamment cité les insuffisances de capacités productives, les déficits d’infrastructures, le manque de financement, les difficultés liées aux ressources hydriques partagées ainsi que l’insécurité et les conflits.

Les participants ont réaffirmé l’importance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans l’intégration économique. Ils ont appelé à poursuivre la suppression des barrières commerciales injustifiées, à améliorer la facilitation des échanges, à renforcer les systèmes de paiement transfrontaliers et à développer les chaînes de valeur régionales.

Le sommet a également insisté sur la nécessité d’accroître les capacités industrielles et manufacturières du continent. Les États africains sont appelés à mieux valoriser leurs ressources naturelles et leur capital humain afin de favoriser l’industrialisation, le transfert de technologies, la création d’emplois et l’augmentation des échanges intra-africains.

Les infrastructures, les transports et la connectivité numérique ont aussi figuré parmi les priorités. Les participants ont appelé à accélérer les investissements dans les infrastructures transfrontalières et les corridors de transport, ainsi qu’à renforcer la connectivité numérique et l’inclusion.

Sur les questions liées à l’eau et à l’assainissement, la réunion a insisté sur la gestion durable des ressources hydriques, la coopération transfrontalière et la résilience climatique. Une attention particulière a été accordée aux besoins des femmes, des jeunes, des établissements scolaires et des communautés vulnérables.

La paix et la sécurité ont également occupé une place importante dans les discussions. Les participants ont appelé à renforcer la coordination entre les mécanismes régionaux et les institutions de l’UA chargées de la paix et de la sécurité, avec un accent sur la diplomatie préventive, la prévention des conflits et les systèmes d’alerte précoce.

Sur le financement du développement, le sommet a souligné le rôle de la Banque africaine de développement et des autres institutions financières africaines dans la mobilisation de ressources destinées aux projets continentaux et régionaux. Les États membres ont aussi été encouragés à poursuivre les démarches nécessaires à la ratification des instruments juridiques relatifs aux institutions financières africaines.

Les participants ont par ailleurs examiné la répartition des responsabilités entre l’Union africaine, les CER, les MR et les États membres. Ils ont réaffirmé les principes de subsidiarité, de complémentarité et d’avantage comparatif afin d’améliorer la coordination de l’action continentale.

La réunion a enfin salué l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies de la résolution A/80/L.104 sur la représentation cartographique mondiale et la correction des déséquilibres historiques dans la représentation de l’Afrique.

À l’issue des travaux, les participants ont adopté une déclaration qui réaffirme leur engagement en faveur de l’intégration continentale, du développement durable, de la paix et de la prospérité. Le 8ᵉ sommet de coordination s’est achevé avec un appel à transformer les engagements de l’Agenda 2063 en actions concrètes et en résultats mesurables.

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