La Commission de l’Union africaine (UA) a apporté des précisions sur sa déclaration du 1er octobre 2026 relative aux tensions dans la Corne de l’Afrique. Cette clarification intervient après les observations formulées par l’Égypte au sujet de cette précédente communication.
La Commission a réaffirmé son attachement aux principes de l’Union africaine, notamment au respect de la souveraineté, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale des États, ainsi qu’au principe de non-ingérence dans leurs affaires intérieures.
L’organisation continentale a également réaffirmé sa préférence pour les solutions politiques et son engagement à éviter que les solutions militaires ne prennent le dessus dans le règlement des différends.
Selon la Commission, ses déclarations et prises de position relèvent exclusivement de son mandat en matière de paix, de sécurité et de stabilité sur le continent. Elles ne visent pas à commenter les développements internes d’un État membre.
L’UA précise notamment que sa déclaration du 1er octobre n’avait pas pour objectif d’attribuer à un État voisin la responsabilité des événements en cours. Elle constituait simplement un appel à la désescalade après l’expulsion de diplomates des trois capitales concernées.
La Commission explique que son appel à la retenue, au maintien des canaux de communication et au recours aux moyens diplomatiques répond à ses responsabilités institutionnelles prévues par l’Acte constitutif de l’Union africaine et les statuts de la Commission de l’UA.
Cette démarche vise à prévenir tout malentendu, toute escalade ou tout élargissement des tensions susceptible d’affecter la stabilité régionale.
La Commission de l’Union africaine a enfin souligné l’importance qu’elle accorde à ses relations avec la République arabe d’Égypte. Elle a qualifié le pays de membre fondateur de l’Union africaine et de partenaire important dans la promotion de la paix, de la sécurité, de l’intégration et du développement sur le continent.