Un projet d’aménagement des berges de la lagune d’Abidjan oppose de nouveau le district autonome d’Abidjan à la mairie du Plateau. Dans la nuit du 11 au 12 septembre 2026, une partie des installations réalisées par la municipalité sur la berge est de la lagune a été détruite par les services du district.
La mairie du Plateau estime à près de 350 millions de francs CFA la valeur des investissements concernés. Elle dénonce une intervention décidée sans concertation et redoute la destruction d’autres ouvrages réalisés sur le site.
La municipalité annonce, dans ce contexte, la saisine de la juridiction administrative. Elle souhaite obtenir l’arrêt des démolitions ainsi qu’une réparation pour les investissements déjà réalisés.
Le district d’Abidjan défend pour sa part son intervention. Il affirme avoir agi dans le cadre de ses compétences afin de libérer une emprise publique qu’il considère comme occupée de manière irrégulière. L’institution indique également disposer de son propre projet d’aménagement pour cet espace.
Le différend s’inscrit dans une relation déjà marquée par plusieurs désaccords entre les deux collectivités. Leurs responsables se reprochent régulièrement des interventions dans des domaines relevant, selon eux, des compétences de l’autre.
Cette nouvelle confrontation intervient aussi dans un contexte politique particulier. Le district est dirigé par Ibrahim Cissé Bacongo, secrétaire exécutif du RHDP, tandis que la commune du Plateau est administrée par Jacques Gabriel Ehouo, député-maire issu du PDCI.


