Le ministre nigérien de l’Enseignement et de la Formation technique et professionnels, Farmo Moumouni, a annoncé que 96 386 apprenants, dont 42 973 filles, sont inscrits dans les établissements publics de formation technique et professionnelle au titre de l’année académique 2025-2026. Cette communication a été présentée le 29 juillet devant la plénière du Conseil consultatif de la Refondation (CCR).
Selon le ministre, le secteur dispose désormais de 17 programmes de formation élaborés, révisés ou adaptés. Au total, 112 formateurs ont bénéficié d’une formation à l’approche par compétences (APC). Par ailleurs, 49 927 jeunes, dont 25 780 filles, ont profité des services d’orientation professionnelle.
Farmo Moumouni a également indiqué que 200 ateliers de maîtres d’apprentissage ont reçu des équipements, tandis que 1 939 jeunes ont intégré des entreprises dans le cadre de l’apprentissage dual. En outre, 2 800 jeunes ont bénéficié d’un accompagnement à l’insertion à travers des kits collectifs.
Le ministre a aussi fait état de la signature de 14 conventions de partenariat, de la formation de 1 781 jeunes en apprentissage, de l’équipement de 61 centres de formation technique et professionnelle ainsi que de la tenue régulière des sessions du Conseil national de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels.
Malgré ces résultats, le secteur reste confronté à plusieurs difficultés, notamment le manque de financement, l’insuffisance des infrastructures, la vétusté des équipements, le déficit de formateurs spécialisés, la faiblesse du tissu économique et le faible taux d’insertion professionnelle des diplômés.
Pour améliorer les performances du secteur, le gouvernement prévoit de réviser la politique nationale de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels, de renforcer les capacités d’accueil des établissements, de poursuivre la décentralisation des compétences, d’améliorer la formation des encadreurs et d’accélérer la digitalisation des dispositifs de formation. Les autorités souhaitent également mettre en œuvre la validation des acquis de l’expérience, renforcer les mécanismes d’orientation et d’insertion professionnelle et instaurer des mesures incitatives pour l’accueil des stagiaires.
Le ministre a enfin plaidé pour un financement plus important du secteur, notamment grâce à des mécanismes innovants et à un meilleur reversement de la taxe d’apprentissage, afin d’améliorer l’employabilité des jeunes formés.



