Le président angolais João Lourenço a dirigé, ce mercredi 29 juillet 2026, la sixième session ordinaire du Conseil des ministres. Les travaux ont porté sur plusieurs dossiers liés au développement économique, à la santé, à la protection sociale et à l’organisation administrative de l’État.
Au cours de cette réunion, les membres du gouvernement ont étudié deux projets de loi autorisant le chef de l’État, en sa qualité de titulaire du pouvoir exécutif, à adopter des mesures législatives sur des avantages fiscaux supplémentaires destinés aux zones de concession pétrolière des blocs 34 et 35.
Ces textes, qui seront transmis à l’Assemblée nationale, visent à créer des conditions favorables au développement et à l’exploitation des ressources pétrolières dans ces secteurs, tout en garantissant la rentabilité des opérations.
Dans le domaine institutionnel, le Conseil des ministres a approuvé des modifications concernant l’organisation et le fonctionnement des organes auxiliaires de la présidence ainsi que l’organisation du ministère du Tourisme. Ces changements prévoient notamment la création d’un poste de secrétaire d’État chargé de la gestion des actifs et concessions touristiques.
Sur le plan sanitaire, les autorités ont examiné un projet de décret présidentiel portant création du Service de coordination et de supervision de la transplantation (SECOSTRA). Cette nouvelle structure aura pour mission d’encadrer la collecte, la gestion et la distribution des cellules, tissus et organes destinés aux transplantations.
Le Conseil des ministres s’est également penché sur la Politique nationale pour l’égalité et l’équité entre les sexes ainsi que son plan de mise en œuvre. Ce programme vise à renforcer l’égalité des chances, l’inclusion sociale et la protection des droits humains dans le cadre des engagements nationaux et internationaux de l’Angola.
Par ailleurs, plusieurs réformes ont été examinées concernant la protection des consommateurs et le contrôle des activités économiques. Le gouvernement prévoit notamment la suppression de l’Institut national de défense du consommateur (INADEC) et le transfert de certaines missions liées au système de gestion des plaintes vers l’Autorité nationale d’inspection économique et de sécurité alimentaire (ANIESA).
Dans ce nouveau dispositif, les services municipaux de contrôle seront désormais concentrés sur des missions liées à la vie quotidienne, comme la réglementation du commerce ambulant, le contrôle des travaux et la gestion du stationnement public, tandis que l’inspection économique relèvera d’une structure spécialisée.
La réunion a aussi abordé la réorganisation du Service d’investigation criminelle (SIC), afin d’adapter ses compétences aux nouvelles règles encadrant l’inspection économique.
Enfin, les membres du gouvernement ont examiné le rapport d’exécution du budget général de l’État pour le deuxième trimestre 2026, présenté comme un outil d’évaluation de la situation budgétaire, financière et patrimoniale du pays.



