Le cabinet de sécurité israélien a validé dimanche 26 juillet le déploiement d’une Force internationale de stabilisation dans la bande de Gaza, malgré l’opposition du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, selon plusieurs médias israéliens.
Cette décision intervient dans le cadre de l’accord de paix sur Gaza, qui prévoit la mise en place de cette force internationale avec l’approbation du Conseil de sécurité des Nations unies en novembre dernier.
Itamar Ben-Gvir a contesté cette initiative, estimant que le Hamas n’aurait pas respecté certains engagements pris dans le cadre des discussions, ce qui, selon lui, ne justifierait pas la participation d’Israël à ce dispositif.
De son côté, un responsable israélien cité par les médias a indiqué que l’armée israélienne maintiendrait ses positions sur la « ligne jaune » délimitant les zones sous son contrôle à Gaza. Le retrait des forces israéliennes resterait conditionné au désarmement du Hamas, selon cette source.
La future force internationale bénéficiera d’une immunité juridique prévue par le droit israélien et devra coordonner ses opérations avec l’armée israélienne dans les secteurs qui ne sont pas sous contrôle militaire israélien.
Les autorités israéliennes ont également fixé des critères de participation : seuls les pays disposant de relations diplomatiques avec Israël et ne s’opposant pas à l’État hébreu dans les instances internationales pourront intégrer cette mission.
Selon la chaîne publique Kan TV, la construction d’une base destinée à accueillir cette force près de Rafah, dans le sud de Gaza, a déjà été approuvée. Une délégation d’une trentaine d’officiers marocains aurait visité la zone prévue pour le déploiement.



