La guerre entre les États-Unis et l’Iran entre dans une phase plus complexe, sans perspective de règlement rapide. Malgré les menaces du président américain Donald Trump de lancer une « attaque massive » contre Téhéran, plusieurs développements récents compliquent davantage la recherche d’une issue diplomatique.
Selon des analystes, l’accord conclu cette semaine entre Washington et l’Arabie saoudite pour le développement d’un programme nucléaire civil pourrait durcir la position iranienne sur son propre programme nucléaire. Dans le même temps, les attaques menées par les rebelles houthis contre le trafic maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb accentuent les tensions régionales et alimentent la hausse des prix du pétrole.
Le cessez-le-feu conclu en juin n’a pas permis de régler les principaux différends entre les deux pays. L’Iran maintient son contrôle sur le détroit d’Ormuz et poursuit des actions contre certains pétroliers, tandis que les États-Unis ont rétabli le blocus des ports iraniens et repris leurs frappes. En retour, Téhéran cible des installations militaires américaines dans la région.
Les inquiétudes portent également sur le risque de prolifération nucléaire. Plusieurs experts estiment que l’accord avec Riyad pourrait encourager d’autres pays du Moyen-Orient à développer leurs propres capacités nucléaires, alors qu’Israël suit de près l’évolution du dossier.
Face à cette escalade, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a averti que la situation au Moyen-Orient se rapprochait dangereusement de « l’inimaginable », appelant à éviter une aggravation du conflit.
