Le conflit entre l’Iran et les États-Unis continue de s’intensifier. Vendredi, Washington a mené une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires iraniennes, tandis que les rebelles houthis, alliés de Téhéran, ont revendiqué des attaques contre des pétroliers en mer Rouge.
Selon l’armée américaine, il s’agit de la treizième nuit consécutive de bombardements contre des positions en Iran. De leur côté, les médias iraniens ont signalé des explosions dans le sud du pays ainsi que sur l’île de Qeshm, située à proximité du détroit stratégique d’Ormuz.
Le président américain Donald Trump a annoncé que les avoirs iraniens gelés aux États-Unis serviraient à indemniser les dommages causés aux navires touchés dans le Golfe. Une déclaration vivement dénoncée par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui l’a qualifiée de « précédent incendiaire ».
Téhéran a réaffirmé qu’il poursuivrait ses représailles tant que les frappes américaines se poursuivraient. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a pour sa part alerté sur une situation « hors de contrôle » et appelé à éviter une escalade supplémentaire.
Les tensions affectent également la sécurité maritime. Les Gardiens de la Révolution ont indiqué avoir intercepté plusieurs pétroliers dans le détroit d’Ormuz, tandis que les États-Unis disent avoir détourné ou immobilisé plusieurs navires afin d’empêcher leur entrée dans les ports iraniens.
En mer Rouge, les rebelles houthis ont revendiqué des attaques contre deux pétroliers saoudiens, quelques jours après avoir annoncé un blocus maritime de l’Arabie saoudite. Riyad a confirmé qu’un navire appartenant à une société saoudienne avait été pris pour cible, provoquant un incendie.
Cette escalade a des répercussions sur les marchés énergétiques. Le prix du baril de Brent a franchi la barre des 100 dollars, porté par les inquiétudes liées aux perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz et en mer Rouge, deux axes majeurs du commerce mondial des hydrocarbures.



