Réunie à Lungi, en Sierra Leone, le 19 juillet 2026, à l’occasion de sa 69e session ordinaire, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO s’est penchée sur la situation politique en Guinée-Bissau. L’organisation régionale a salué les initiatives en cours pour conduire le pays vers un retour à l’ordre constitutionnel et appelé les autorités de transition à garantir des processus transparents et inclusifs.
Dans son communiqué final, la CEDEAO a pris acte de la feuille de route annoncée en Guinée-Bissau, marquée par la tenue d’un référendum constitutionnel prévue le 30 août 2026 et l’organisation d’élections générales annoncées pour le 6 décembre 2026. Elle a exhorté les autorités de transition à veiller à la crédibilité de ces échéances en favorisant la participation de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux du pays.
L’organisation régionale a insisté sur la nécessité d’une transition ouverte à toutes les composantes de la société bissau-guinéenne. Elle a invité les différentes parties prenantes à privilégier le dialogue, la souplesse et la recherche de compromis afin de créer un climat favorable à un retour pacifique à l’ordre constitutionnel.
La CEDEAO a également exprimé des préoccupations concernant la situation des droits humains et des libertés fondamentales en Guinée-Bissau. Elle a appelé les autorités de transition à garantir le respect des protections judiciaires pour tous les citoyens, notamment les responsables politiques poursuivis ou accusés en lien avec les événements survenus sous l’ancien régime.
Dans cette dynamique, la Conférence a demandé la libération sans condition des personnalités politiques encore détenues, notamment le dirigeant de l’opposition du PAIGC. Selon l’organisation, cette mesure constituerait un geste d’apaisement susceptible de renforcer la confiance entre les acteurs politiques et de faciliter un dialogue national inclusif.
Pour accompagner le processus, la CEDEAO a chargé sa Commission de maintenir les échanges avec les autorités de transition, les formations politiques, la société civile et les autres acteurs concernés. Elle prévoit également de fournir un accompagnement technique et des garanties morales et sécuritaires à travers notamment la Mission d’appui à la stabilisation en Guinée-Bissau (MASGB).
Enfin, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement a désigné le Sénégal comme médiateur dans la crise bissau-guinéenne. Dakar aura pour mission d’appuyer les efforts de dialogue afin de faciliter une transition pacifique, inclusive et un retour durable à l’ordre constitutionnel.



