Les tensions entre les États-Unis et l’Iran continuent de s’intensifier. Dans la nuit de vendredi à samedi, l’armée américaine a mené une nouvelle série de frappes contre des installations militaires iraniennes, tandis que Téhéran affirme avoir riposté en visant plusieurs bases utilisées par les forces américaines en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn.
Selon le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), les opérations ont ciblé des sites de surveillance, des infrastructures logistiques, des dépôts souterrains d’armes et des moyens maritimes en Iran. Les autorités iraniennes font état d’au moins trois morts et huit blessés dans la province d’Hormozgan, où des infrastructures routières auraient également été touchées. D’autres frappes auraient visé plusieurs villes du pays.
En réaction, l’armée iranienne affirme avoir lancé des attaques contre des installations militaires accueillant des forces américaines dans plusieurs pays de la région. La Jordanie a indiqué avoir intercepté dix missiles iraniens sans faire état de victimes, tandis que le Koweït a signalé des attaques de drones et que Bahreïn a déclenché ses sirènes d’alerte.
Téhéran a également haussé le ton sur le plan politique. Mohsen Rezaï, conseiller militaire du guide suprême iranien, a averti que l’Iran passerait à une « offensive totale » si les frappes américaines se poursuivaient dans les prochains jours.
Les Gardiens de la Révolution ont, de leur côté, affirmé que leurs opérations se poursuivraient jusqu’au retour du calme dans le détroit d’Ormuz et sur les côtes sud de l’Iran.
Par ailleurs, les autorités iraniennes disent avoir intercepté quatre navires qui tentaient de traverser le détroit d’Ormuz sans autorisation. Elles affirment également que deux pétroliers ont explosé après avoir pénétré dans une zone minée. Le Commandement américain a rejeté ces déclarations, les qualifiant de fausses.
Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial des hydrocarbures, reste fortement perturbé par les affrontements. Cette situation alimente les inquiétudes sur une possible extension du conflit à l’ensemble de la région et sur ses conséquences pour l’économie mondiale.



