Les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont identifié un principal suspect dans une enquête portant sur une agression sexuelle commise en novembre 2023 contre un adolescent de 14 ans. L’homme, Jonathan Imbeault, est également poursuivi dans d’autres dossiers liés à l’usurpation de l’identité d’un agent de la paix.
Selon des documents judiciaires, le suspect, âgé de 31 ans, a été arrêté en mars 2026 alors qu’il possédait un équipement imitant celui d’un policier, comprenant notamment un gilet pare-balles, un ceinturon, des menottes, un aérosol de défense et une arme qui serait un pistolet à plomb. Les enquêteurs estiment que cet équipement correspond à celui utilisé lors des faits de 2023.
L’enquête concerne un incident survenu le 25 novembre 2023 dans un immeuble en construction situé près du Stade olympique de Montréal. Deux adolescents, âgés de 14 et 15 ans, s’y étaient introduits pour réaliser des vidéos d’exploration urbaine. Ils auraient alors été interceptés par un homme se présentant comme policier. D’après les éléments de l’enquête, l’un des deux mineurs aurait ensuite été victime d’une agression sexuelle, tandis que son compagnon était retenu à un autre étage.
Une enquête a été ouverte après que la victime a alerté sa mère, qui a immédiatement contacté les services d’urgence. En 2024, le SPVM avait diffusé un portrait-robot du suspect afin de recueillir des informations auprès du public.
L’arrestation de Jonathan Imbeault dans une autre affaire de fausse qualité d’agent de la paix a conduit les enquêteurs à réexaminer ce dossier. Ils estiment que plusieurs éléments, notamment sa ressemblance avec le portrait-robot, son odeur de cigarette et le matériel retrouvé en sa possession, présentent des similitudes importantes avec le profil recherché.
À ce stade, aucune accusation liée à l’agression sexuelle de 2023 n’a été déposée. Jonathan Imbeault fait toutefois déjà face à des poursuites distinctes pour harcèlement criminel, possession d’une arme dans un dessein dangereux et usurpation de la qualité d’agent de la paix. Les procédures judiciaires sont toujours en cours et les allégations devront être examinées par les tribunaux.



