En visite officielle à Varsovie ce jeudi, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réaffirmé l’engagement de la France aux côtés de la Pologne et de l’Ukraine. Il a plaidé pour un durcissement des sanctions contre la Russie et une intensification des actions visant la « flotte fantôme » utilisée par Moscou.
Le chef de la diplomatie française a souligné la solidité des relations entre Paris et Varsovie, estimant que les deux pays demeurent des partenaires essentiels face aux enjeux de sécurité en Europe. Il a rappelé que la France avait déployé des avions de combat Rafale en Pologne en septembre dernier, à la suite d’une intrusion de drones dans l’espace aérien polonais.
Jean-Noël Barrot a salué le rôle de la Pologne dans le soutien apporté à l’Ukraine, la qualifiant de partenaire de premier plan dans l’assistance à Kiev. Il a indiqué que la prochaine réunion de la Coalition des volontaires, prévue le 13 juillet à Paris, permettra d’examiner de nouvelles mesures pour renforcer l’aide à l’Ukraine et accentuer la pression exercée sur la Russie.
Le ministre français a également exprimé son souhait de voir l’Union européenne adopter un 21ᵉ train de sanctions contre Moscou, avec une attention particulière portée aux réseaux maritimes utilisés pour contourner les restrictions internationales.
Abordant la question de la sécurité européenne, Jean-Noël Barrot a dénoncé la multiplication des cyberattaques, des campagnes de désinformation et des actes de sabotage attribués à la Russie. Selon lui, ces opérations traduisent les difficultés rencontrées par Moscou sur le champ de bataille.
Il a estimé que les forces ukrainiennes avaient réussi à freiner l’avancée de l’armée russe sur plusieurs secteurs du front, tout en menant des opérations en profondeur contre des infrastructures stratégiques russes.
Le ministre a réaffirmé que la stratégie de la France demeure inchangée depuis le début de la guerre : poursuivre le soutien militaire et financier à l’Ukraine, maintenir la pression sur la Russie par des sanctions renforcées et préparer les conditions d’un futur accord de paix assorti de garanties de sécurité.
À ce stade, les autorités russes n’ont pas réagi aux déclarations du chef de la diplomatie française.


