L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, intensifie sa campagne diplomatique en vue de l’élection du prochain secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU). En l’espace d’une semaine, il a enchaîné plusieurs rencontres avec des responsables de pays influents dans le processus de désignation.
Le 6 juillet, à New York, Macky Sall s’est entretenu avec l’ambassadeur chinois auprès de l’ONU, Fu Cong, après une visite à Pékin où il avait été reçu, le 29 juin, par le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi. Les échanges ont porté sur le multilatéralisme, la gouvernance des Nations unies et les enjeux liés à sa candidature.
Le même jour, l’ancien chef de l’État sénégalais a rencontré l’ambassadeur américain Michael Waltz. Les discussions ont notamment concerné sa candidature au poste de secrétaire général ainsi que les réformes envisagées pour moderniser l’ONU. Il a également échangé avec l’ambassadeur français Jérôme Bonnafont autour des défis du multilatéralisme et de l’avenir de l’organisation.
Quelques jours plus tôt, le 2 juillet, Macky Sall avait effectué une visite à Athènes où il s’est entretenu avec le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, en présence du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis. Les échanges ont porté sur la coopération internationale, les défis du multilatéralisme et le rôle des Nations unies dans un contexte marqué par de multiples crises.
La désignation du successeur de António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026, entre désormais dans une phase décisive. Après les auditions publiques des candidats, le Conseil de sécurité devra dégager un consensus avant de recommander un seul nom à l’Assemblée générale des Nations unies.
Six candidatures sont officiellement en lice, dont celle de Macky Sall. Figurent également parmi les prétendants Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan, María Fernanda Espinosa et Carolyn Rodrigues-Birkett. Si plusieurs observateurs évoquent la possibilité de voir une femme ou un candidat latino-américain accéder au poste, l’issue dépendra avant tout du consensus entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.



