Une femme de 35 ans a été condamnée à six mois de prison au Canada pour avoir fraudé deux de ses amies de près de 100 000 dollars en se faisant passer pour une conseillère financière. Elle leur promettait des rendements exceptionnels grâce à de prétendus placements.
Vanessa Larivière a plaidé coupable à des accusations de fraude et de fabrication de faux documents devant le palais de justice de Longueuil. Sa peine de six mois de prison tient compte du temps déjà passé en détention préventive.
Pour convaincre ses victimes, elle se présentait comme une experte en investissements et affirmait collaborer avec de grandes institutions financières. Pourtant, elle ne possédait plus de certificat valide pour vendre des produits financiers depuis 2018. Elle promettait des profits très élevés grâce à des investissements sur une plateforme de trading et montrait de faux résultats attribués à d’autres clients.
Les deux femmes lui ont confié leurs économies et ont perdu au total 92 752 dollars. Afin de maintenir leur confiance, la fraudeuse envoyait chaque semaine de faux relevés de placement signés d’un prétendu gestionnaire nommé « Enzo », un personnage entièrement inventé. Elle fabriquait également de faux relevés de transactions.
L’une des victimes est même allée jusqu’à emprunter 100 000 dollars grâce à une marge de crédit de son entreprise. En un mois, de faux relevés faisaient croire que cette somme avait atteint plus de 551 000 dollars. Lorsque la victime a voulu récupérer son argent, Vanessa Larivière a multiplié les excuses, promettant à plusieurs reprises un remboursement qui n’est jamais arrivé.
Dans le cadre de sa condamnation, elle devra rembourser intégralement les deux victimes. Pendant trois ans, il lui sera également interdit de gérer ou de recevoir des fonds appartenant à des tiers.
Ce dossier s’ajoute à un précédent judiciaire. En 2024, Vanessa Larivière avait déjà été condamnée à une peine de prison pour conduite avec les facultés affaiblies ayant causé des blessures. Une commission de libération conditionnelle avait ensuite refusé sa remise en liberté, estimant qu’elle ne respectait pas les règles de détention. Malgré un baccalauréat en droit et une expérience dans le secteur financier, elle a utilisé ses connaissances pour mettre en place cette fraude.



