Iran : les funérailles d’Ali Khamenei deviennent une démonstration de puissance du régime

Iran a entamé ce vendredi trois juillet à Téhéran les cérémonies funéraires de son ancien guide suprême, Ali Khamenei, tué le 28 février dernier dans des frappes attribuées à Israël et aux États-Unis. Les obsèques, rendues possibles après le cessez-le-feu conclu avec Washington, se dérouleront sur plusieurs jours avant l’inhumation prévue le 9 juillet à Mashhad, sa ville natale.

Le cercueil du dirigeant est arrivé dans le complexe religieux de la Grande Mosalla, où affluent responsables politiques, dignitaires religieux et délégations étrangères. Les autorités iraniennes annoncent la participation de millions de personnes aux cérémonies, présentées comme un moment d’unité nationale et de mobilisation populaire.

Dans les rues de la capitale, affiches géantes, drapeaux et rassemblements témoignent d’un deuil national largement mis en scène par le pouvoir. Les hommages rendent également mémoire aux victimes des bombardements ayant frappé plusieurs villes iraniennes durant le conflit.

Au-delà de la dimension religieuse, ces funérailles revêtent un enjeu politique majeur. Elles doivent démontrer la capacité des institutions iraniennes à préserver leur stabilité malgré la disparition de leur plus haute autorité et les conséquences de la guerre.

L’attention se porte désormais sur Mojtaba Khamenei, successeur désigné de son père, dont une première apparition publique est attendue à l’occasion des cérémonies.

Le chef des Corps des gardiens de la révolution islamique, Ahmad Vahidi, est également réapparu publiquement à la veille des funérailles, renforçant la portée politique et symbolique de cet événement.

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