Les bureaux de vote ont fermé ce dimanche à 18 heures en Nouvelle-Calédonie, mettant fin aux élections provinciales de 2026. Le dépouillement a immédiatement débuté dans l’ensemble de l’archipel tandis que les premiers résultats provisoires sont attendus dans les petites communes avant leur centralisation à Nouméa.
Selon le Haut-commissariat de la République, le taux de participation atteignait 54,42 % une heure avant la fermeture des bureaux, soit plus de 104 000 électeurs sur les quelque 192 500 inscrits. Ce niveau reste inférieur à celui enregistré au même moment lors du scrutin de 2019.
Les résultats des communes les moins peuplées devraient être connus rapidement, alors que le dépouillement pourrait se prolonger dans les principales agglomérations comme Nouméa, Dumbéa, Païta et Le Mont-Dore.
Ce scrutin est considéré comme déterminant pour l’équilibre politique de l’archipel. La présidente sortante de la province Sud, Sonia Backès, conduit une liste rassemblant les principales formations loyalistes qui espèrent obtenir une majorité absolue au Congrès.
Face à elles, les mouvements indépendantistes, notamment le Front de libération nationale kanak et socialiste, ont fait de cette élection un test politique majeur et ont appelé à une forte mobilisation de l’électorat kanak.
Le parti Éveil océanien pourrait également jouer un rôle clé dans la future gouvernance grâce à sa position intermédiaire entre les deux principaux blocs politiques.
Le scrutin intervient dans un contexte encore marqué par les violences de mai 2024 qui avaient fait quatorze morts et provoqué d’importants dégâts matériels. Ces troubles étaient liés au projet d’élargissement du corps électoral, une réforme qui a depuis permis l’inscription de plus de 10 000 nouveaux électeurs.
Les résultats sont suivis de près à France, où ils pourraient influencer les futures discussions institutionnelles annoncées pour juillet par le Premier ministre Sébastien Lecornu sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.


