Le gouvernement burkinabè a examiné, en Conseil des ministres ce jeudi 25 juin 2026 à Ouagadougou, le bilan de la campagne cotonnière 2025-2026 ainsi que les prévisions pour la campagne 2026-2027.
Le coton, principale culture de rente du pays, reste un pilier de l’économie agricole et une source majeure de revenus pour des centaines de milliers de producteurs. Les autorités ont présenté une évolution jugée globalement positive de la filière.
Pour la campagne 2025-2026, les superficies emblavées ont atteint 391 407 hectares, contre 346 778 hectares la campagne précédente, soit une hausse de 13 %. Cette progression a permis d’obtenir une production de 314 293 tonnes de coton graine (conventionnel et biologique), en hausse par rapport aux 294 507 tonnes enregistrées en 2024-2025.
Pour la campagne 2026-2027, le gouvernement fixe des objectifs de production à 532 000 tonnes pour le coton conventionnel et 2 250 tonnes pour le coton biologique. Ces prévisions traduisent une volonté de relance et de consolidation de la filière.
Sur le plan des intrants, les stocks disponibles s’élèvent à 110 085 tonnes de NPK-SB et 38 013 tonnes d’urée, destinés à accompagner les producteurs pour la nouvelle campagne.
Le Conseil a également arrêté les prix d’achat du coton graine. Le kilogramme est fixé à 310 FCFA pour le premier choix et 285 FCFA pour le deuxième choix. Le coton biologique est, quant à lui, acheté à 375 FCFA le kilogramme.
Concernant les engrais, les prix de cession à crédit sont fixés à 17 500 FCFA le sac de 50 kg, avec une prise en charge partielle par les sociétés cotonnières sous forme de subvention.
Le gouvernement a instruit les ministres concernés de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer le bon déroulement de la campagne agricole 2026-2027.



