Niamey : les terrains non bâtis menacés de retrait dès 2027

 

La Ville de Niamey a pris un nouvel arrêté visant les terrains et parcelles non bâtis situés dans des zones déjà viabilisées de la capitale. Le texte, signé par l’Administrateur délégué de la ville, le Colonel Boubacar Soumana Garanké, encadre désormais strictement la mise en valeur des terrains urbains.

L’arrêté concerne les parcelles vides situées en bordure des routes bitumées ou pavées ainsi que dans plusieurs quartiers résidentiels disposant déjà des services essentiels. Il s’agit notamment de zones comme Bobiel, Cité Caisse, Cité Chinoise, Cité Fayçal-Koweït, Couronne Nord, Dar Es Salam, Gawey, Koira Kano, Lazaret, Madina, Plateau, Poudrière, Sabon Gari, Terminus, Yantala Haut, Yantala Bas et Wadata.

Les autorités municipales rappellent que ces terrains doivent être mis en valeur conformément aux textes en vigueur, notamment l’ordonnance n°59-113 du 11 juillet 1959. Selon le document, de nombreux terrains restent inutilisés depuis plusieurs années malgré la présence d’eau, d’électricité, d’assainissement et de voirie.

Les propriétaires disposent d’un délai de six mois à compter du 1er juin 2026 pour engager la mise en valeur de leurs parcelles. Passé ce délai, une procédure de retrait est annoncée.

À partir du 1er janvier 2027, les terrains toujours non mis en valeur seront réintégrés dans le patrimoine de la Ville de Niamey. Le texte s’appuie également sur les clauses résolutoires des actes de cession, qui prévoient la résiliation en cas de non-respect des obligations de construction dans les délais fixés.

L’arrêté prévoit enfin la mobilisation des services administratifs et techniques de la mairie pour assurer son application et son suivi. Le Secrétaire général, les administrateurs délégués des arrondissements communaux et les services techniques municipaux sont chargés de l’exécution de cette mesure, qui sera publiée et appliquée sur l’ensemble du territoire concerné.

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