Le Ghana accueille une conférence stratégique sur la justice réparatrice liée à la traite des Africains réduits en esclavage

 

Le Ghana a lancé, le 17 juin 2026 à Accra, la réunion des hauts responsables et experts techniques de la Conférence consultative de haut niveau consacrée aux prochaines étapes de la mise en œuvre de la résolution historique des Nations unies sur la traite des Africains réduits en esclavage.

À l’ouverture des travaux, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a souhaité la bienvenue aux délégations venues d’Afrique, des Caraïbes et de la diaspora africaine. Il a salué leur engagement en faveur de la justice réparatrice et a souligné que cette rencontre marque une étape décisive dans la quête mondiale de justice.

Le chef de la diplomatie ghanéenne a rappelé que l’Assemblée générale des Nations unies avait adopté, le 25 mars 2026, une résolution historique reconnaissant la traite et l’esclavage des Africains comme l’un des crimes les plus graves de l’histoire de l’humanité. Selon lui, cette résolution est l’aboutissement de plusieurs décennies de plaidoyer, de recherches et d’engagement politique, avec une contribution majeure du Ghana.

Organisée sous l’impulsion du président ghanéen John Dramani Mahama, également champion de l’Union africaine pour les réparations, la conférence vise à transformer les engagements politiques en actions concrètes. Les participants ont pour mission d’élaborer un document final qui servira de feuille de route pour la mise en œuvre de la justice réparatrice à l’échelle internationale.

Samuel Okudzeto Ablakwa a insisté sur le fait que la justice réparatrice ne relève ni de la charité ni de la bonne volonté, mais d’une démarche fondée sur le droit international, la dignité humaine et les droits fondamentaux. Il a également plaidé pour une coopération renforcée entre l’Afrique, les Caraïbes, les diasporas africaines et les partenaires internationaux.

De son côté, l’ambassadrice Khadija Iddrisu, directrice générale du ministère ghanéen des Affaires étrangères, a rappelé l’engagement historique du Ghana en faveur de cette cause. Elle a souligné que la résolution adoptée par les Nations unies constitue un tournant majeur dans la reconnaissance des conséquences durables de la traite transatlantique et de l’esclavage.

Plusieurs personnalités internationales ont pris part aux échanges. Parmi elles figuraient des représentants de l’Union africaine, de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) ainsi que de la Chine, qui ont réaffirmé leur soutien aux efforts destinés à promouvoir la justice réparatrice et à renforcer le dialogue international sur cette question.

Cette réunion des hauts responsables et experts techniques constitue la première étape d’une conférence de trois jours qui doit aboutir à l’adoption d’un document final destiné à accélérer l’application de la résolution des Nations unies et à consolider le cadre mondial de la justice réparatrice.

Shares: