Le calme est revenu jeudi matin à Niamey après plusieurs heures de tirs signalés aux abords de l’aéroport international de la capitale nigérienne. Les circonstances de l’incident restent à préciser, mais plusieurs témoignages évoquent une possible attaque jihadiste contre cette infrastructure stratégique.
Selon des habitants de la zone, les premiers coups de feu ont retenti aux environs de 6 heures à proximité de la principale entrée de l’aéroport. Les échanges de tirs se sont poursuivis pendant plusieurs heures autour du poste de contrôle situé à l’accès du site.
Vers 10 heures, la situation semblait maîtrisée. Des opérations de ratissage ont toutefois été engagées dans plusieurs quartiers voisins afin de retrouver d’éventuels assaillants. Des habitants ont également participé aux recherches aux côtés des forces de sécurité.
Un important dispositif militaire a été déployé autour de l’aéroport. Plusieurs voyageurs ont indiqué avoir été empêchés d’accéder au terminal en raison des mesures de sécurité mises en place.
Cet épisode intervient moins de six mois après l’attaque du 29 janvier contre l’aéroport de Niamey et la base militaire voisine. Cette offensive, revendiquée par le groupe État islamique, avait causé plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels. Les autorités avaient alors affirmé que l’objectif des assaillants consistait à neutraliser les capacités aériennes de l’armée nigérienne.
À la suite de cette attaque, le régime du général Abdourahamane Tiani a renforcé la sécurité autour de l’aéroport. Des quartiers situés à proximité ont fait l’objet d’opérations de démolition pour réduire les risques d’infiltration. Le mur d’enceinte du site a également été prolongé et plus de 350 caméras de surveillance ont été installées.
Depuis le coup d’État de juillet 2023, les autorités militaires poursuivent leur lutte contre les groupes armés affiliés à l’État islamique et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Malgré plusieurs initiatives sécuritaires, les attaques demeurent fréquentes au Niger, comme au Burkina Faso et au Mali voisins.
Face à cette menace persistante, Niamey a renforcé sa coopération avec de nouveaux partenaires, notamment la Russie, la Turquie et l’Iran, après la rupture de sa collaboration militaire avec la France.



