La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité un militaire reconnu coupable de l’assassinat de sa compagne. Les faits, liés à un contexte de jalousie et de rupture, ont conduit à une décision lourde rendue par la justice burkinabè.
Selon les éléments du dossier, le militaire entretenait une relation avec la victime alors qu’il était déjà marié et père de famille. Il nourrissait des soupçons d’infidélité à l’encontre de sa compagne. Une dispute aurait éclaté après que celle-ci lui a annoncé son intention de mettre fin à leur relation.
Le parquet a estimé qu’après cette altercation, l’accusé avait conduit la jeune femme dans un endroit isolé avant de lui tirer dessus à plusieurs reprises. Cette version a été retenue comme un acte volontaire, traduisant une intention de donner la mort.
Devant le tribunal, le militaire a contesté la qualification d’assassinat. Il a affirmé avoir agi dans un état de confusion et de détresse émotionnelle, niant toute préméditation. Sa défense a plaidé pour une requalification des faits en meurtre, invoquant un geste impulsif plutôt qu’un acte planifié.
La partie civile avait réclamé des dommages et intérêts pour la famille de la victime. Le tribunal a finalement accordé des réparations financières, notamment 30 millions de francs CFA à l’enfant, 15 millions à chacun des parents, ainsi qu’une somme supplémentaire pour les frais de procédure.
Malgré la condamnation, l’accusé a interjeté appel, ouvrant la voie à une nouvelle phase de la procédure judiciaire.



