Le Niger poursuit sa stratégie d’attraction des capitaux dans le secteur pétrolier. Le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, a annoncé le jeudi 11 juin 2026, au cours d’un entretien de bilan diffusé sur la télévision nationale, que le pays dispose actuellement de 44 blocs pétroliers, dont 35 restent accessibles aux investisseurs. Quatre autres blocs doivent réintégrer le domaine public.
Le responsable du département du Pétrole a précisé que plus de 430 puits ainsi qu’un important volume de données sismiques sont disponibles afin de faciliter les activités des opérateurs intéressés par le marché nigérien.
Sur le plan de l’exploitation, il a rappelé que la CNPC assure actuellement l’exploitation de 33 gisements parmi les 112 déjà découverts dans le cadre du contrat de partage de production valable jusqu’en 2043. Les autorités entendent maintenir une production de 110 000 barils par jour afin de répondre aux besoins du marché intérieur tout en soutenant les exportations.
Abordant les perspectives d’exploration, Hamadou Tini a indiqué qu’aucune estimation définitive ne peut encore être avancée pour les projets récents, notamment celui du bloc de Kafra. Il a toutefois révélé que les réserves prouvées actuellement exploitées atteignent environ 853 millions de barils.
Selon les données présentées, les ressources potentielles sont estimées à 2,7 milliards de barils dans le bassin de Kafra et entre 6,8 et 6,9 milliards de barils dans le bassin occidental.
Le ministre a enfin identifié le développement des compétences nationales comme principal défi du secteur. Pour lui, le renforcement du capital humain reste indispensable pour assurer une croissance durable de l’industrie pétrolière et une meilleure valorisation des ressources nationales.



