Le Maroc a reçu des appréciations favorables pour son engagement dans le renforcement du mécanisme de l’Examen périodique universel (EPU), à l’occasion d’une retraite internationale de réflexion tenue à Rabat et consacrée à l’avenir de cet instrument onusien dédié aux droits humains.
Organisée autour du thème « Au-delà du 4e cycle de l’EPU : renforcement du processus pour un impact transformateur sur les droits de l’Homme », cette rencontre de deux jours a réuni responsables internationaux, experts et acteurs du secteur afin d’évaluer les avancées du mécanisme vingt ans après sa création.
Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer cet outil, considéré comme un cadre favorisant les réformes législatives et institutionnelles dans plusieurs pays ainsi que l’adhésion aux conventions internationales relatives aux droits humains.
Le délégué interministériel aux droits de l’Homme, Mohamed El Habib Belkouch, a salué la qualité des échanges et des contributions apportées durant les travaux. Il a rappelé que le Royaume poursuit des réformes politiques et constitutionnelles destinées à consolider l’État de droit et à intégrer davantage les droits humains dans les politiques publiques.
Selon lui, le développement du mécanisme constitue une responsabilité collective qui exige une évaluation capable de mesurer l’efficacité des engagements pris par les États ainsi que les moyens mobilisés pour atteindre des résultats concrets.
Mohamed El Habib Belkouch a également souligné que la réussite de l’EPU dépend moins de l’exercice d’évaluation que de sa capacité à améliorer concrètement les conditions de vie des populations grâce à une volonté politique forte.
De son côté, Juliette de Rivero, responsable de la division de l’EPU au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, estime que cette rencontre organisée au Maroc ouvre la voie aux réflexions liées au cinquième cycle du mécanisme.
La directrice exécutive de l’organisation spécialisée UPR Info, Mona M’Bikay, a aussi salué les discussions tenues à Rabat et a réaffirmé la disponibilité de son organisation à accompagner les différentes parties afin de renforcer la coopération internationale dans le domaine des droits humains.
Le président du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies, Sidharto Reza Suryodipuro, ainsi que plusieurs participants, ont insisté sur la nécessité d’intégrer les conclusions issues de cette rencontre aux futures réflexions conduites au sein des instances onusiennes.



