Niger : plus de 3 300 salles de classe construites en trois ans, malgré d’importants défis scolaires

Le gouvernement nigérien affirme avoir accéléré les investissements dans les infrastructures scolaires ces dernières années. Malgré plus de 3 300 salles de classe construites entre 2023 et 2025, le système éducatif reste confronté à d’importants besoins, notamment la persistance des classes en paillote.

Le système éducatif nigérien continue de faire face à d’importants défis infrastructurels malgré les investissements engagés ces dernières années. C’est le constat dressé par la ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues, Dr Élisabeth Shérif.

Intervenant au cours d’un entretien accordé à la télévision nationale ce dimanche 31 mai 2026, la ministre a indiqué que les établissements scolaires demeurent ouverts à tous les enfants souhaitant poursuivre leur scolarité, mais que les capacités d’accueil restent insuffisantes dans plusieurs zones du pays.

Cette situation entraîne notamment une surcharge des effectifs dans les classes et pousse certains établissements à recourir au système des classes à double flux.

Sur le plan des infrastructures, Dr Élisabeth Shérif a reconnu qu’environ 31 % des salles de classe au Niger restent encore des classes en paillote.

Selon elle, cette situation affecte non seulement la qualité des apprentissages, mais expose également les élèves à des conditions précaires, aux intempéries ainsi qu’aux risques d’incendie.

La ministre a néanmoins mis en avant les progrès réalisés ces dernières années. Entre 2023 et 2025, 3 331 salles de classe ont été construites ou réceptionnées à travers le pays afin d’améliorer l’environnement scolaire.

Elle a également rappelé l’adoption, en 2024, de la Stratégie nationale de construction scolaire basée sur l’approche « Un chantier, une école ».

Cette stratégie vise à intégrer l’ensemble des besoins des établissements, notamment les salles de classe, les bâtiments administratifs, les latrines, les équipements scolaires ainsi que les laboratoires destinés aux collèges.

Enfin, la ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la transparence dans l’exécution des projets et d’assurer la qualité des ouvrages réalisés, précisant que les communautés bénéficiaires sont désormais associées aux processus de réception des infrastructures.

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