Le Kenya adopte trois projets de loi pour les catastrophes, les forêts et le développement local

 

Le président kényan William Ruto a approuvé trois projets de loi présentés comme des instruments majeurs pour renforcer la gestion des catastrophes, améliorer la protection des ressources forestières et réduire les inégalités de développement entre les régions.

Le projet de loi national sur la gestion des risques de catastrophe établit un cadre juridique destiné à améliorer la prévention, la préparation et la réponse face aux catastrophes. Le texte clarifie également les responsabilités entre le gouvernement central et les autorités des comtés afin de faciliter une meilleure coordination des interventions.

Cette nouvelle législation prévoit la création d’une Autorité nationale de gestion des risques de catastrophe ainsi que des comités spécialisés dans les comtés. Ces structures auront pour mission de coordonner les interventions, diffuser les alertes précoces et assurer une utilisation efficace des ressources disponibles.

Le projet de loi modifiant la conservation et la gestion des forêts vise à renforcer le dispositif juridique et institutionnel du secteur forestier. Les autorités veulent favoriser la protection des ressources naturelles, soutenir une exploitation durable des forêts, encourager les approches adaptées aux défis climatiques et développer la recherche.

Le texte accorde aussi davantage de prérogatives au Service forestier du Kenya et rétablit l’Institut kényan de recherche forestière comme principale structure nationale dédiée à la recherche dans ce domaine.

Le troisième texte adopté concerne le Fonds de péréquation 2025. Cette mesure cherche à accélérer le développement des zones marginalisées à travers une répartition plus équilibrée des ressources publiques.

Un montant de 16,8 milliards de shillings kényans sera distribué à 34 comtés afin de financer des projets liés à l’eau, aux infrastructures routières, aux services sanitaires et à l’accès à l’électricité.

Les ressources seront versées directement sur des comptes dédiés afin de garantir leur utilisation exclusive pour les services essentiels dans les régions les moins développées.

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