Les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) envisagent la mise en place prochaine d’institutions judiciaires communes dans le cadre du renforcement de leur coopération juridique. L’annonce a été faite par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme du Niger, Garde des Sceaux, au cours d’un entretien accordé à la presse le 15 mai 2026 à Niamey.
Selon le membre du gouvernement, les trois États partagent une vision commune de la justice et travaillent à la construction d’un espace confédéral structuré.
Parmi les projets évoqués figurent la création d’une Cour confédérale des droits de l’homme, d’une école confédérale de magistrature et d’une Cour commune de justice et d’arbitrage.
Des comités d’experts ont également été mis en place dans les pays membres afin de travailler sur l’harmonisation du droit et la mise en place d’un cadre juridique commun, notamment en matière de droit des affaires.
Le ministre a indiqué que ces réformes visent à doter l’espace AES de ses propres instruments juridiques afin de renforcer son autonomie institutionnelle.
Il a également présenté plusieurs résultats enregistrés par son département, notamment des actions de conciliation, d’assistance aux mineurs en conflit avec la loi et de sensibilisation aux droits humains.
Ces réformes s’inscrivent, selon lui, dans une démarche de modernisation et de gouvernance axée sur les résultats dans le secteur de la justice.


