Les autorités tchadiennes ont rejeté les accusations du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme faisant état de victimes civiles lors de frappes menées contre des positions de Boko Haram dans la région du lac Tchad.
Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, a exprimé sa surprise face à ces accusations. Il a affirmé qu’elles visent à discréditer l’armée tchadienne et à porter atteinte à sa dignité.
Il a rappelé que les forces armées du Tchad restent engagées dans la lutte contre le terrorisme et opèrent selon des standards professionnels dans le bassin du lac Tchad.
Tout en rejetant les allégations, les autorités tchadiennes ont indiqué être disposées à ouvrir des enquêtes. Le gouvernement affirme que des investigations pourraient être menées en toute transparence par les institutions nationales compétentes, avec la possibilité d’associer des représentants internationaux.
Le ministre a également insisté sur la menace persistante de Boko Haram, responsable selon lui d’attaques répétées contre les populations civiles dans la région.
De son côté, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a appelé à l’ouverture d’enquêtes indépendantes et impartiales sur des incidents survenus dans le nord-est du Nigeria, où des frappes attribuées à des armées de la région auraient causé des victimes civiles.
La région du lac Tchad demeure un foyer d’insécurité marqué par la présence de groupes armés actifs, notamment Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest, selon les Nations unies.



