Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a échangé jeudi 14 mai 2026 avec le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sur la situation sécuritaire au Mali.
Cette concertation intervient dans un contexte marqué par les attaques du 25 avril 2026, que les autorités maliennes présentent comme une offensive visant les plus hautes autorités de la transition. Bamako évoque une implication de groupes armés liés au Front de libération de l’Azawad et au JNIM, selon sa lecture des événements.
La rencontre s’est tenue en présence des représentants du Burkina Faso et du Niger, deux pays membres de la Confédération des États du Sahel aux côtés du Mali.
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine avait déjà examiné la situation le 28 avril 2026 lors de sa 1342e réunion. Il avait réaffirmé son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Mali, tout en appelant à une réponse régionale et à un dialogue avec la CEDEAO.
Cette initiative intervient alors que le Mali, le Burkina Faso et le Niger restent suspendus des instances de l’Union africaine à la suite des changements politiques intervenus dans ces pays entre 2021 et 2023.
Au cours des échanges, Abdoulaye Diop a insisté sur la nécessité d’une solidarité africaine renforcée face au terrorisme. Il a également appelé à la fin des ingérences étrangères et au renforcement de la coopération entre États sahéliens.
Bamako affirme également maintenir une volonté de dialogue avec les organisations régionales, malgré les tensions politiques récentes avec la CEDEAO.
Dans ce contexte, les autorités maliennes plaident pour une coordination plus efficace entre États africains afin de répondre aux défis sécuritaires qui touchent le Sahel.



