Gloria Obidoun KITON : entre arts martiaux, soins et performance, un parcours d’excellence

 

À 26 ans, elle incarne une trajectoire rare, à la croisée des arts martiaux, des sciences du bien-être et de la performance sportive. Ceinture noire 3e Dan en taekwondo, Gloria Obidoun KITON construit depuis plusieurs années un parcours multidisciplinaire où se rencontrent discipline, soin du corps et accompagnement des athlètes. Une trajectoire façonnée par la rigueur, mais aussi par des choix personnels assumés et une quête constante de sens.

Son histoire avec les arts martiaux commence très tôt, en 2007, avec le karaté shotokan enseigné par son père. Une école de vie avant d’être un simple sport, où elle découvre déjà les exigences du combat et la discipline mentale. Le taekwondo viendra plus tard, par curiosité, mais aussi par attirance pour une pratique différente. Les mouvements plus aériens, les positions hautes et une certaine légèreté dans l’exécution marquent un tournant dans son approche des arts martiaux. Elle poursuit alors les deux disciplines avant de se spécialiser progressivement, portée par ses progrès et son engagement.

Aujourd’hui ceinture noire 3e Dan, elle doit son évolution à un mélange de facteurs : la régularité des passages de grade organisés par la Fédération béninoise de Taekwondo, le soutien familial constant, mais surtout une volonté personnelle affirmée. Derrière les titres, elle retient surtout une leçon fondamentale : la persévérance. Dans son parcours, elle reconnaît avoir connu des moments de doute et de rupture, notamment une pause de deux ans dans la pratique des arts martiaux. Une période marquée par des questionnements profonds, avant une reprise guidée par une conviction simple : construire son être à travers ce qu’elle fait.

Ce rapport au corps et à l’esprit s’étend naturellement à ses activités professionnelles. Depuis plus de six ans, elle exerce la réflexologie plantaire, une discipline qu’elle découvre presque par hasard en 2019 après un contretemps administratif dans son projet initial en kinésithérapie. Ce détour devient un tournant. La réflexologie, fondée sur la stimulation de zones réflexes du pied et de la main, s’impose comme un outil complémentaire dans sa vision globale du bien-être. Stress, migraines, douleurs chroniques ou troubles du sommeil figurent parmi les affections qu’elle accompagne au quotidien.

Dans le même esprit, elle est devenue kinésithérapeute depuis deux ans, avec une pratique essentiellement à domicile. Elle intervient également auprès de fédérations sportives béninoises, notamment en escrime et en taekwondo, où son rôle dépasse largement le simple soin. Entre mise au vert, gestion des blessures en compétition et techniques de récupération, elle accompagne les athlètes dans les moments clés de leur performance. Une entorse légère, par exemple, devient pour elle une intervention rapide et précise visant à soulager, stabiliser et permettre la continuité de l’effort.

Son champ d’action ne s’arrête pas là. Elle collabore aussi avec le cabinet médical Missigbè, où elle reçoit des patients en consultation, combinant réflexologie et kinésithérapie dans un cadre structuré. Depuis peu, elle a intégré la I Am Foundation en tant que préparatrice physique de jeunes basketteurs. Une expérience qui enrichit sa compréhension du mouvement, de la performance et de la pédagogie sportive. Elle y apprend à analyser les gestes, anticiper les déséquilibres et construire des séances adaptées aux besoins des athlètes.

Cette pluralité d’activités impose une organisation rigoureuse. Elle fonctionne sur la base de rendez-vous hebdomadaires fixes, ce qui lui permet de structurer son emploi du temps et de concilier ses différentes responsabilités. Une gestion du temps maîtrisée, essentielle pour maintenir un équilibre entre ses multiples engagements.

Au-delà de la technique, Gloria KITON insiste sur la dimension humaine de son travail. Avec les athlètes, elle privilégie une relation basée sur la rigueur mais aussi la proximité. Le respect, selon elle, ne dépend ni de l’apparence ni du statut, mais de la compétence, de la cohérence et de la communication. Une posture qui lui permet d’établir des liens durables avec les sportifs qu’elle accompagne.

Son regard sur le sport béninois est également lucide. Elle souligne le manque de visibilité des disciplines autres que le football, la faiblesse des partenariats privés et la reconnaissance souvent limitée des performances sportives. Pour elle, ces défis freinent l’émergence d’une génération pleinement soutenue dans son potentiel.

Engagée dans le développement personnel, elle recommande l’introspection, la connaissance de soi et la formation continue comme leviers de progression. Théâtre et voyages nourrissent également sa vision du monde, en élargissant son regard sur les émotions humaines et la diversité culturelle. Des expériences qui influencent directement sa manière d’accompagner les autres.

Sur le plan personnel, elle évoque une relation fondée sur le respect mutuel, la liberté individuelle et la croissance commune. Un équilibre qu’elle considère essentiel dans son cheminement global.

Gloria O. K. incarne une jeunesse béninoise plurielle, engagée et résolument tournée vers l’excellence. Entre discipline sportive, soins thérapeutiques et accompagnement des autres, elle trace une voie singulière, où chaque expérience devient un outil de construction personnelle et professionnelle…

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