La justice tchadienne a condamné huit anciens responsables du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) à huit ans de prison pour rébellion, mouvement insurrectionnel, attroupement et détention illégale d’armes de guerre.
Le verdict a été prononcé par la Chambre spéciale correctionnelle du Tribunal de grande instance de N’Djaména à l’issue d’un procès organisé dans l’enceinte de la prison de Klessoum, où les prévenus étaient détenus depuis leur arrestation le 25 avril 2026.
Selon le procureur de la République, Moussa Abdelkerim Saleh, les accusés étaient poursuivis dans le cadre d’un dossier lié à un projet de manifestation baptisée « marche d’indignation et de dignité », prévue le 2 mai après la dissolution du mouvement par la Cour suprême.
Après leur incarcération, les responsables de l’ex-GCAP avaient finalement reconnu la dissolution de leur organisation et annoncé l’annulation de la mobilisation.
Cette affaire, suivie de près par l’opinion publique, des organisations de défense des droits humains et plusieurs partis d’opposition, intervient dans un contexte de consolidation institutionnelle après la transition politique au Tchad.



