Une opération internationale coordonnée par INTERPOL a permis la saisie de 6,42 millions de doses de produits pharmaceutiques falsifiés ou non autorisés, pour une valeur estimée à 15,5 millions de dollars. Baptisée Operation Pangea XVIII, cette opération menée du 10 au 23 mars 2026 a mobilisé 90 pays et territoires. Elle a conduit à 269 arrestations et au démantèlement de 66 réseaux criminels impliqués dans le trafic de médicaments illicites.
Les forces de l’ordre ont ouvert 392 enquêtes et réalisé 158 perquisitions visant des organisations spécialisées dans la distribution de médicaments contrefaits, sous-dosés ou interdits.
Parmi les produits les plus saisis figurent des médicaments contre les troubles érectiles, des antidouleurs, des antibiotiques, des sédatifs et des produits destinés à l’arrêt du tabac.
Les autorités ont également fermé environ 5 700 sites internet, pages et comptes utilisés pour la vente de ces produits sur les réseaux sociaux et plateformes numériques.
Selon le secrétaire général d’INTERPOL, Valdecy Urquiza, ces médicaments falsifiés représentent un danger direct pour la santé publique, car ils sont souvent vendus à des personnes recherchant des traitements rapides ou moins chers.
L’opération a aussi mis en évidence une forte augmentation de la circulation d’antiparasitaires comme l’ivermectine et le fenbendazole, parfois présentés à tort comme des traitements contre le cancer.
En Afrique, les saisies concernent principalement des médicaments essentiels tels que des antibiotiques, des antalgiques et des antipaludiques. Dans plusieurs pays, dont la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, des quantités importantes de produits contrefaits ont été interceptées.
Les autorités ont notamment saisi une tonne d’ibuprofène falsifié en Côte d’Ivoire et des centaines de milliers de capsules d’antibiotiques au Burkina Faso.



