Gaza : les habitants restent limités à moins de la moitié du territoire

 

Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires a indiqué que les 2,1 millions d’habitants de Bande de Gaza vivent toujours sur moins de la moitié du territoire palestinien.

Selon l’OCHA, la population n’a pas accès à plusieurs zones où se trouvent des infrastructures essentielles et des terrains réservés. Les habitants ne peuvent pas non plus rejoindre l’étranger ou la Cisjordanie afin de bénéficier de soins spécialisés indisponibles à Gaza.

L’organisation onusienne précise que seules quelques personnes profitent des évacuations médicales, malgré les besoins importants. Elle souligne aussi que les restrictions sur l’entrée de produits essentiels compliquent la remise en état des services locaux et limitent les opérations humanitaires.

Malgré ces difficultés, les partenaires humanitaires de l’OCHA ont distribué la semaine dernière plusieurs milliers d’articles de literie, des kits d’étanchéité et des tentes à plus de 4.400 familles. Les structures chargées de l’aide alimentaire assurent également la distribution quotidienne d’environ 1,1 million de repas grâce à plus de 120 cuisines.

L’OCHA rapporte que la situation alimentaire reste critique plus de six mois après l’annonce du cessez-le-feu. De nombreuses familles dépendent toujours de l’aide humanitaire pour survivre, tandis que les produits frais restent inaccessibles pour une grande partie de la population. L’organisation précise aussi qu’une famille sur cinq ne consomme qu’un seul repas par jour.

Le manque de gaz domestique pousse par ailleurs près de sept familles sur dix à brûler des déchets ou à utiliser des méthodes jugées dangereuses pour préparer les repas.

En Cisjordanie, l’OCHA indique également que les déplacements de population se poursuivent. L’organisation a recensé, la semaine dernière, le départ de plus de 30 personnes après des menaces et des attaques attribuées à des colons contre des communautés de bergers à Hébron et Ramallah. Depuis 2023, plus de 5.900 Palestiniens ont quitté leurs habitations à cause de ces violences, dont environ 2.000 depuis le début de cette année.

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