La Gambie réaffirme son leadership mondial en matière de migration sûre à l’IMRF 2026

BANJUL, 6 mai 2026 – Une délégation de haut niveau conduite par l’honorable ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’étranger, l’honorable Sering Modou Njie, a présenté le rapport d’examen volontaire de la Gambie sur la mise en œuvre du Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière (GCM) lors du Forum international d’examen des migrations (IMRF) à New York. La communication réaffirme l’engagement soutenu du gouvernement à promouvoir une migration sûre, ordonnée et régulière, tout en s’attaquant aux nouveaux défis grâce à des approches politiques inclusives et fondées sur des données factuelles.
Reconnue comme un pays champion du GCM, la Gambie a fait partie des 164 États membres des Nations Unies qui ont adopté le Pacte mondial pour les migrations le 19 décembre 2018. Ce jalon a réaffirmé l’engagement du pays envers la coopération multilatérale, la protection des droits de l’homme et le renforcement de la gouvernance des migrations, tout en soulignant la migration comme une responsabilité mondiale partagée et un moteur clé du développement durable.
Depuis l’adoption du Pacte, la Gambie a enregistré des progrès notables dans des domaines prioritaires clés. Des progrès significatifs ont été réalisés dans les domaines des envois de fonds, de l’engagement de la diaspora, de la sensibilisation du public, de la gestion des frontières, de la protection des migrants, du retour et Les améliorations apportées aux systèmes d’envois de fonds, soutenues par l’innovation financière, les solutions numériques et le renforcement des mécanismes de déclaration, ont accru l’impact des migrations sur le développement des ménages et sur l’économie en général. Les programmes de réinsertion continuent d’appuyer les rapatriés par l’aide aux moyens de subsistance, le développement des compétences et les services psychosociaux, contribuant ainsi à une réinsertion durable au niveau communautaire.
Les initiatives de sensibilisation du public, dirigées par des institutions gouvernementales et des partenaires, ont permis de mieux comprendre les risques et les possibilités de migration, en particulier parmi les jeunes et les communautés La Gambie a encore fait preuve de leadership en intégrant les migrations dans le plan national de développement axé sur le relèvement (2023-2027) et en faisant avancer l’élaboration d’une stratégie nationale de migration, assurant un plus grand alignement entre la gouvernance des migrations et les priorités socioéconomiques plus larges.
L’engagement actif de la société civile, du secteur privé, des médias et des acteurs de la diaspora a contribué à un cadre de gouvernance des migrations plus inclusif et plus participatif, améliorant la diffusion, la prestation de services et l’innovation. Les enseignements tirés de la mise en œuvre continuent d’éclairer les efforts en cours, l’accent étant mis sur le renforcement des systèmes de données, le renforcement de la coordination institutionnelle, l’élargissement des voies de migration régulières Des progrès supplémentaires ont été réalisés dans la lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants grâce à une meilleure coordination aux frontières, aux systèmes de protection des victimes, au renforcement des capacités institutionnelles et aux réformes juridiques en cours appuyées par les autorités et les partenaires nationaux.
La préparation du rapport a suivi un processus structuré, consultatif et fondé sur des données factuelles, fondé sur une approche pangouvernementale et globale de la société. Le processus a été coordonné par le Mécanisme national de coordination sur les migrations, avec l’appui technique de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et du Réseau des Nations Unies pour les migrations en Gambie.
Afin d’assurer l’inclusivité et l’appropriation nationale, des consultations multipartites ont été convoquées en mars-avril 2026. Ces consultations ont réuni des représentants des ministères, départements et agences gouvernementaux, des entités des Nations Unies, des organisations de la société civile par l’intermédiaire de TANGO, des médias, des milieux universitaires, du secteur privé, des syndicats, des institutions nationales de défense des droits de l’homme et des organisations représentant les personnes handicapées, dont la Fédération gambienne des handicapés Des consultations régionales ont également été menées dans certaines zones d’administration locale afin de saisir les perspectives infranationales, en particulier sur la dynamique des migrations internes et les moteurs au niveau communautaire.
En marge de l’IMRF 2026, la Gambie a coprésidé un événement parallèle de haut niveau intitulé « Sauver des vies et des migrants disparus : des recommandations aux résultats », qui s’est tenu le mardi 5 mai. Cet événement a été co-organisé avec la République de l’Équateur et le Réseau des Nations Unies sur les migrations, en collaboration avec des partenaires clés, dont le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC). Dans son intervention, l’honorable ministre a souligné que derrière chaque statistique se cache une histoire humaine, une vie écourtée et les familles laissées dans l’incertitude et le chagrin. Ces tragédies, a-t-il souligné, sont évitables et nécessitent une action collective urgente.
Le Gouvernement gambien réaffirme son ferme engagement à renforcer les partenariats aux niveaux national, régional et mondial pour garantir que les migrations restent sûres, ordonnées et bénéfiques pour tous. Il continuera de travailler en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes pour promouvoir les objectifs du Pacte mondial pour les migrations et pour exploiter les contributions positives des migrations au service du développement national.
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