Le Niger a présenté son rapport au quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, lundi 4 mai 2026 à Genève. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Alio Daouda, a conduit la délégation nigérienne lors de cette session. Il a réaffirmé l’engagement des autorités en faveur de la promotion et de la protection des droits humains.
Devant les instances internationales, il a salué les réformes engagées sous la conduite du général d’armée Abdourahamane Tiani. Il a mis en avant l’adoption de la Charte de la Refondation en mars 2025, ainsi que la promulgation de nouveaux codes pénal et de procédure pénale en février 2026.
Le ministre a indiqué que plus de quarante textes législatifs ont été adoptés entre 2021 et 2026. Il a également évoqué la création et le renforcement de plusieurs institutions judiciaires et de contrôle, dont la Cour d’État et la Cour des comptes.
Sur le plan social, il a présenté des efforts dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Il a cité le recrutement de plus de 11 000 enseignants contractuels et la présence de plus de 1 500 centres de santé intégrés sur le territoire.
Concernant les droits des femmes et des enfants, il a évoqué des programmes d’autonomisation, des mesures contre les violences basées sur le genre et l’interdiction du mariage avant 18 ans.
Le ministre a toutefois reconnu des défis persistants, notamment liés à la situation sécuritaire. Il a mentionné des déplacements de populations et des restrictions de certaines libertés, qu’il a justifiées par des impératifs de sécurité nationale.
Il a enfin réaffirmé l’attachement du Niger au multilatéralisme et sa volonté de coopérer avec les mécanismes internationaux des droits humains.



