Les États-Unis appellent à recentrer la mission de l’ONU au Soudan du Sud

 

Les États-Unis ont voté en faveur de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies renouvelant le mandat de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (UNMISS), tout en formulant de vives critiques sur son efficacité et sur la situation politique dans le pays.

L’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Mike Waltz, a expliqué que Washington soutient la mission, mais exige un recentrage sur ses missions essentielles : maintien de la paix, protection des civils, facilitation de l’aide humanitaire et fiabilité des rapports transmis au Conseil de sécurité.

Il a accusé les autorités de transition sud-soudanaises de freiner les efforts internationaux et de compromettre les engagements de paix. Selon lui, plus de 480 incidents liés à l’accord sur le statut des forces ont été enregistrés entre octobre et mars, avec des blocages d’opérations, des entraves aux vols de rapatriement et des restrictions d’accès humanitaire.

L’ambassadeur a rappelé que la population civile paie le prix de la crise, citant les déplacements forcés, les violences contre les civils et les attaques contre les travailleurs humanitaires.

Il a également dénoncé une situation institutionnelle stagnante, estimant que les problèmes entre le gouvernement sud-soudanais et l’UNMISS persistent depuis plus d’une décennie, sans évolution significative malgré les renouvellements successifs du mandat.

Washington estime que les missions de maintien de la paix doivent rester temporaires et ne pas se transformer en dispositifs permanents de soutien aux États.

Le mandat renouvelé prévoit une réduction de certaines activités de développement et de renforcement des capacités, afin de concentrer les efforts sur la sécurité et la stabilité.

Les États-Unis conditionnent désormais leur soutien futur aux processus électoraux à l’engagement financier et politique des autorités sud-soudanaises, notamment sur les salaires publics et les services essentiels.

Mike Waltz a enfin appelé le gouvernement de transition à respecter ses engagements issus de l’accord de paix de 2018 et à relancer un dialogue politique inclusif, tout en soulignant que la patience du Conseil de sécurité reste limitée.

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