Le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez dénonce un rassemblement musical non autorisé dans le département du Cher. L’événement, qui s’est déroulé sur trois jours, a réuni près de 17 000 participants sur un terrain militaire près de Bourges.
Sur place, au Polygone, un site relevant de la Direction générale de l’armement, Laurent Nuñez annonce un renforcement des sanctions contre ce type d’initiatives. Il affirme que toute personne quittant les lieux fera l’objet d’une double verbalisation.
Les autorités dressent un bilan préoccupant. Elles recensent 33 blessés, dont cinq cas graves liés à la consommation de stupéfiants. En parallèle, environ 600 contraventions ont déjà été établies. Les forces de sécurité signalent aussi des stationnements anarchiques et rappellent que l’accès à ce terrain militaire reste interdit.
Un dispositif de contrôle a été installé aux abords du site. Les agents vérifient l’alcoolémie et l’usage de stupéfiants. Des sanctions sont prévues pour intrusion sur un site militaire et non-respect d’un arrêté préfectoral.
Le ministre insiste sur le cadre légal. Il rappelle que ces rassemblements doivent faire l’objet d’une déclaration préalable en préfecture. Il évoque aussi des nuisances importantes pour les riverains et des pertes pour les agriculteurs.
De leur côté, les organisateurs du Teknival de Bourges expliquent leur démarche. Ils présentent cet événement comme une protestation contre un projet de loi en discussion au Parlement. Ce texte, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, prévoit des peines pouvant atteindre six mois de prison et 30 000 euros d’amende contre les organisateurs de rave parties illégales.



