Hier, dimanche 26 avril 2026, s’est tenue au siège de Radio Sêdohoun à Houêgbo-Agbotagon dans la commune de Toffo, l’Assemblée Générale Extraordinaire de l’Association Fraternité Sèdohoun. Ladite activité, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en conformité des Organisations de la Société Civile en République du Bénin, s’est déroulée dans une ambiance conviviale. Détails.
A cette assise, l’ensemble des membres actifs de cette association qui a vu le jour en 1999. Engagé depuis son jeune-âge sur le tracé de la constitution d’une communauté de femmes et d’hommes dignes, Saturnin AGBOTA, entouré de plusieurs autres acteurs de sa région, avait fait à l’époque, l’option de ce creuset de développement et du plein épanouissement de l’humanité. En effet, l’accouchement n’a pas été facile mais les fruits tiennent la promesse des fleurs, au regard des initiatives prises et futures, et résultats déjà obtenus sur la traversée. A l’occasion, un hommage mérité a été rendu à tous ceux et toutes qui ont bravé les péripéties pour, contre vents et marée, la survie de ce creuset. Il s’agit notamment de feu Sébastien AGBOTA, Sébastien ZAHOUNDAHO, Julien TOGBO et de Pascal TOSSOU.
A en croire les acteurs de premier plan, ladite association exerce ses activités en République du Bénin avec vocation à s’étendre à l’international. Sa devise reste « Solidarité-Travail-Progrès », avec un emblème constitué d’un gong et un tam-tam en harmonie, symboles de travail en cadence et de solidarité. Cette communauté reconnait à sa pratique aisée des lois fondamentales que sont la reconnaissance, l’acceptation et le respect des engagements. En rappelant la mission, le premier responsable de Fraternité Sêdohoun, a surfé sur le partage d’expériences, mettant en exergue, l’opportunité de travailler sans relâche à aider l’humain à réintégrer sa dignité. Ainsi, tous ceux qui aspirent à une vie meilleure sans distinction de sexe, d’ethnie ou de race, ont leur place dans ce creuset.
Fraternité Sêdohoun est régie par la loi N°2025-19 du 22 juillet 2025 relative aux associations et fondations en République du Bénin, ainsi que les décrets d’application. L’Assemblée Générale a permis aux membres présents, une centaine, de scruter le tableau des réformes en matière associative en République du Bénin, d’évoquer ses implications ; d’adopter le règlement intérieur révisé. Il s’est agi également de procéder à la présentation des membres des organes transitoires en vue de la mise en conformité. Dans une parfaite symbiose, l’AG a approuvé tous les points et donné son quitus pour le strict respect des dispositions en vigueur.
Une association aux objectifs clairs !
Dans un speech limpide soutenu de faits précis, le présidium a rappelé que Fraternité Sêdohoun œuvre pour la promotion et le renforcement des liens de solidarité existant entre ses membres. Elle se veut alors un cadre de rencontre pour la réflexion, la recherche et l’action en vue de la réduction de la pauvreté dans un climat de paix, de solidarité, et de progrès économique et social. Le développement économique et social, la promotion de l’excellence, la promotion de l’épargne-crédit et la promotion de la femme sont les domaines clés dans lesquels intervient Fraternité Sêdohoun.
Selon l’article 8 statuts révisés du creuset, l’objectif crucial poursuivi est de « poser un regard d’amour sur les mères et les enfants pour leur épanouissement, de susciter partout où besoin, l’amour pour le travail bien fait, la persévérance pour vaincre la fatalité, la détermination à faire triompher les valeurs morales universellement reconnues, la recherche de l’éthique et de l’humanisme devant conduire à la pérennité d’un climat de paix et de concorde. A cette fin, elle doit œuvrer à promouvoir l’esprit de solidarité et l’excellence, créer des activités génératrices de revenus via des entités spécifiques conformément à la législation béninoise, dynamiser les traditions et valeurs africaines, améliorer les conditions de vie des membres…»
« Ce n’est pas pour une simple formalité administrative »
Une séquence forte des propos du président de Fraternité Sêdohoun, Saturnin AGBOTA. En ouverture de l’assise, il a précisé le contexte dans lequel l’AG est organisée et la vision nourrie depuis des décennies. Depuis 1999, indique-t-il, le « creuset se veut être le moteur d’une transformation profonde. Nous nous sommes donné une vision noble : constituer une communauté de femmes et d’hommes dignes, avec pour mission sacrée d’aider l’Humain à réintégrer sa dignité. Si nous sommes réunis, ce n’est pas pour une simple formalité administrative. La mise en conformité avec la nouvelle loi 2025-19 est un tournant décisif. Elle nous impose de structurer notre engagement pour que l’idéal que nous portons ne soit plus seulement un rêve, mais une réalité tangible et durable. Les véhicules d’action Radio Sèdohoun et la Caisse d’Entraide et de Solidarité (CENS) que nous avons mis en place fonctionnent déjà bien, et je félicite sincèrement les différents acteurs qui les gèrent avec rigueur et dévouement. Mais, leur efficacité future dépend d’une chose : notre sérieux et notre responsabilité individuelle en tant que membres…»
Saturnin AGBOTA poursuit en ces termes : « Etre membre de Fraternité Sèdohoun, ce n’est pas simplement figurer sur une liste ; c’est incarner, par chaque acte, cette dignité que nous prônons. Pour que notre association traverse le temps et impacte réellement notre société, chacun de nous doit être le gardien de notre mission. La loi nous encadre, mais c’est notre rigueur et notre incontournable goût du travail bien fait qui nous feront grandir, pour redevenir Lumière au service de tout ce qui est créé. » Son souhait est que chaque instant de la Fraternité Sèdohoun compte ; que la marche commune soit la plus utile du temps, et que les actions inscrivent le registre de la postérité de cette union.
Voici le nouveau visage du bureau
Un bureau exécutif, organe d’exécution des décisions de l’Assemblée Générale, conduit désormais l’Association. Il est composé de onze (11) membres et de deux (02) commissaires aux comptes. Cette équipe assure la transition pour se mettre au pas vis-à-vis des nouvelles dispositions :
Président : Saturnin AGBOTA
Vice-Président : Guy LALEYE
Secrétaire Général : Lucien AGBOTA
Secrétaire Général Adjoint : Anthelme TCHABOSSOU
Trésorier Général : Jacques ASSOGBA
Trésorier Général Adjoint : Kuessi Luc DJOHOUSSOU
Secrétaire à l’Organisation : Nardine AÏSSI
1er Secrétaire Adjoint à l’Organisation : Théophile YENOUKOUNME
2è Secrétaire Adjoint à l’Organisation : Armel OKETAN
Secrétaire à la Communication : Sidoine AHONONGA
Secrétaire Adjoint à la Communication : Mme Jeanne d’Arc DAYE
_Commissaires aux comptes_
1-Sévérin HOUNDENOU
2-Suaïb YESSOUFOU
Se conformer à la loi n°2025-19…
C’est un secret de polichinelle. Les Organisations de la Société Civile sont aujourd’hui des acteurs essentiels du développement. En effet, la loi en vigueur ne remet pas en cause la liberté d’association. Elle vient plutôt organiser et encadrer cette liberté afin de garantir la crédibilité et l’efficacité des organisations. Selon le cadre juridique béninois actuel, les trois organisations à savoir l’association, l’Ong et la fondation appartiennent à la famille des OSC mais elles ont des caractéristiques différentes. L’association est un groupement de personnes qui mettent en commun leurs connaissances ou leurs activités dans un but non lucratif. L’Ong est une organisation associative structurée qui intervient généralement dans le développement, l’action humanitaire ou sociale. La fondation, quant à elle, repose plutôt sur l’affectation d’un patrimoine à une œuvre d’intérêt général. La loi n°2025-19 organise désormais ces trois formes d’organisations afin d’assurer leur crédibilité, leur transparence et leur contribution effective au développement national.
La différence principale réside dans la structure et les ressources. L’association notamment est basée sur l’engagement des membres ; l’Ong fonctionne généralement avec des programmes de développement et des financements de partenaires. La fondation, elle, est souvent basée sur un patrimoine ou des ressources financières dédiées à une cause d’intérêt général. La loi clarifie ces distinctions pour éviter les confusions qui existaient auparavant dans le secteur. Cela dit, la loi 2025-19 apporte plusieurs innovations majeures. Elle définit clairement les différentes formes d’OSC, précise les conditions de création, renforce les règles de gouvernance, impose davantage de transparence dans la gestion. Aussi, elle introduit des mécanismes de contrôle et de suivi.
Infine, le secteur sera professionnalisé et ses impacts renforcés dans le développement du pays. L’Association Fraternité Sèdohoun que préside Saturnin AGBOTA vient ainsi d’adapter ses documents et son fonctionnement aux nouvelles exigences légales, ceci sous les regards d’un homme de droit assermenté.



