Le Parlement du Cameroun adopte une réforme constitutionnelle qui institue la fonction de vice-président. Le vote en session conjointe de l’Assemblée nationale et du Sénat enregistre 200 voix pour, 18 contre et 4 abstentions. Le président de l’Assemblée nationale, Theodore Datouo, annonce l’adoption du texte à Yaoundé.
La nouvelle disposition prévoit la nomination du vice-président par le chef de l’État. Celui-ci assure automatiquement l’intérim en cas de décès, de démission ou d’incapacité du président. Il achève alors le mandat en cours.
Les autorités expliquent que cette réforme vise à garantir la continuité de l’État et à éviter un vide institutionnel.
L’opposition critique le texte. Elle conteste le mode de désignation du vice-président et estime qu’il affaiblit la légitimité démocratique en l’absence d’élection.
Pour entrer en vigueur, la loi doit être promulguée par le président Paul Biya dans un délai de quinze jours.



