Les tensions militaires s’intensifient au Moyen-Orient. Au troisième jour des affrontements impliquant Iran, Israël et les États-Unis, les violences se multiplient sur plusieurs fronts. Washington a demandé à ses ressortissants de quitter la région, tandis que l’ambassade américaine à Riyad a été visée par des drones.
L’État hébreu a annoncé avoir mené de nouvelles frappes d’envergure contre Téhéran. Selon le Croissant-Rouge iranien, ces opérations militaires ont causé au moins 555 morts depuis leur déclenchement. L’organisation indique aussi que 131 villes iraniennes ont été touchées.
Les autorités iraniennes ont décrété quarante jours de deuil après la mort du guide suprême Ali Khamenei, annoncée à la suite des frappes israélo-américaines. La télévision d’État a également signalé la disparition de quatre autres responsables.
Dans la région, l’escalade se poursuit. Pour la première fois depuis le début de la crise, le Hezbollah a lancé des drones et des missiles contre Israël. L’armée israélienne a répliqué par des bombardements visant des bastions du mouvement au Liban.
En Arabie saoudite, deux drones ont frappé l’ambassade américaine à Riyad, provoquant un incendie limité sans faire de victimes. Quelques heures plus tôt, Washington avait recommandé à ses citoyens de quitter immédiatement plus d’une dizaine de pays du Moyen-Orient en raison des risques sécuritaires.
Sur le plan diplomatique, le président Emmanuel Macron a annoncé que huit pays européens ont accepté de participer au dispositif de « dissuasion avancée » proposé par la France.
Dans le même temps, les Gardiens de la Révolution iraniens affirment avoir mené une attaque de grande ampleur contre une base aérienne américaine située à Sheikh Isa, au Bahreïn. Selon leur communiqué, drones et missiles ont visé le principal poste de commandement, sans qu’une confirmation indépendante soit encore disponible.
Par ailleurs, plusieurs compagnies aériennes indiennes ont repris un nombre limité de vols vers le Moyen-Orient afin de rapatrier des passagers bloqués. Toutefois, de nombreuses liaisons vers les pays du Golfe restent suspendues, signe d’une situation régionale toujours très instable.




