Algérie-France : Alger dénonce l’accord sur les passeports diplomatiques après les nouvelles sanctions françaises

 

 

L’Algérie a annoncé, jeudi 7 août 2025 la dénonciation formelle de l’accord avec la France sur l’exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service. Cette décision intervient en réponse à une lettre du président français Emmanuel Macron adressée à son Premier ministre, demandant de nouvelles mesures restrictives à l’encontre de responsables algériens, notamment la suspension de cet accord bilatéral. Dans un communiqué, le ministère algérien des Affaires étrangères a dénoncé une approche basée sur la pression, les menaces et les injonctions, soulignant que l’Algérie n’a jamais été à l’origine de cette exemption, initiée selon elle uniquement par la France. Conformément à l’article 8 de l’accord, Alger entend notifier par voie diplomatique la fin officielle du dispositif. Désormais, les titulaires français de passeports diplomatiques devront eux aussi obtenir des visas pour se rendre en Algérie. En parallèle, Alger a fustigé la réactivation par Paris du « levier visa-réadmission », estimant qu’il viole l’accord de 1968 et la Convention européenne des droits de l’homme. La diplomatie algérienne accuse en outre la France d’avoir bloqué, depuis plus de deux ans, l’accréditation de plusieurs membres de son personnel consulaire, dont des consuls généraux, affirmant n’avoir fait qu’appliquer le principe de réciprocité. Alger prévoit également de saisir Paris par la voie diplomatique sur d’autres contentieux en attente de règlement. Cette nouvelle escalade s’inscrit dans une crise diplomatique persistante entre les deux pays, aggravée depuis avril 2025 par des expulsions réciproques de diplomates et un durcissement des tensions autour des questions migratoires, mémorielles et sécuritaires.

 

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