L’envoyé spécial américain pour la Syrie, Tom Barrack, s’est entretenu lundi à Beyrouth avec le président libanais Joseph Aoun pour relancer les discussions sur une proposition de désarmement du Hezbollah. L’ambassadrice des États-Unis au Liban, Lisa Johnson, a également pris part à la rencontre.
Selon l’agence NNA, Washington propose un accord conditionnel : le retrait israélien de cinq positions frontalières dans le sud du Liban, accompagné de fonds pour la reconstruction, en échange de la remise des armes par le Hezbollah d’ici la fin de l’année.
Le Hezbollah a déjà rejeté cette offre, posant comme préalable la fin complète des hostilités israéliennes sur le territoire libanais.
Les affrontements entre Israël et le Hezbollah ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024. Un cessez-le-feu est intervenu en novembre, mais les frappes israéliennes se poursuivent régulièrement dans le sud du Liban. Les autorités locales déplorent près de 3 000 violations et au moins 231 morts depuis cette trêve.
L’accord initial prévoyait un retrait israélien total au 26 janvier 2025. Ce délai, repoussé une première fois au 18 février, n’a toujours pas été respecté, Israël maintenant sa présence sur cinq points frontaliers contestés.



