La Belgique a exprimé son « profond regret » après l’annonce par la Hongrie de sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). Maxime Prévot, le ministre belge des Affaires étrangères, a déploré ce retrait du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI, soulignant que cela constituait un « recul important » pour la justice internationale et pour la lutte contre l’impunité, notamment en ce qui concerne les crimes les plus graves tels que le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression.
Prévot a averti que cette décision risquait de favoriser un monde où « la force fait le droit ». Il a également rappelé à la Hongrie ses obligations en matière de respect du Statut de Rome et de coopération avec la CPI, en particulier concernant les mandats d’arrêt émis, faisant implicitement référence à la visite en cours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le ministre belge a réaffirmé le soutien inébranlable de la Belgique à la CPI, soulignant l’importance de préserver son indépendance et son impartialité. Cette déclaration intervient après l’arrivée de Netanyahu en Hongrie pour une visite officielle de quatre jours, marquée par un mandat d’arrêt émis à son encontre par la CPI en novembre 2024, pour des accusations de crimes de guerre à Gaza. Des organisations comme Amnesty International et Human Rights Watch ont demandé à la Hongrie de procéder à son arrestation et de le remettre à la CPI.



