Philippines : la BAD approuve un prêt de 1,5 milliard de dollars

La Banque asiatique de développement (BAD) a approuvé un financement de 1,5 milliard de dollars en faveur des Philippines. Ce prêt doit soutenir les mesures prises par Manille pour limiter les effets socio-économiques du conflit au Moyen-Orient, notamment la hausse des prix des carburants.

Selon une annonce de la BAD publiée le 24 septembre, les fonds serviront à financer le programme gouvernemental UPLIFT (Unified Package for Livelihood, Industry, Food and Transport), destiné à soutenir les secteurs et les populations touchés par la hausse des coûts de l’énergie.

Le dispositif prévoit plusieurs formes d’aide pour les ménages à faibles revenus et les groupes vulnérables. Il comprend notamment des réductions tarifaires, des subventions pour les carburants et les engrais, une aide médicale ainsi que des transferts financiers directs.

Les chauffeurs et opérateurs de transports publics, les petits agriculteurs et les pêcheurs figurent également parmi les bénéficiaires des mesures mises en place par les autorités philippines.

Le financement de la BAD doit aussi aider Manille à préserver l’approvisionnement en carburant et l’accès à l’électricité, aux soins de santé, aux denrées alimentaires et aux médicaments à des prix abordables. Une partie du soutien doit également faciliter le rapatriement des travailleurs philippins établis à l’étranger.

Le prêt sera accordé à travers le Mécanisme de soutien anticyclique (CSF) de la BAD. Cet instrument permet à l’institution de mobiliser rapidement des ressources au profit de ses pays membres confrontés à des chocs économiques.

Le président de la BAD, Masato Kanda, a déclaré que ce financement traduisait le soutien de l’institution aux efforts des Philippines pour protéger leur population et renforcer leur capacité à faire face aux chocs extérieurs.

En mai 2026, Masato Kanda avait déjà proposé une aide supplémentaire de 1,75 milliard de dollars au président philippin Ferdinand Marcos Jr. afin d’accompagner le pays face aux répercussions économiques des tensions au Moyen-Orient.

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