La Suisse n’a pas obtenu de percée majeure dans ses discussions commerciales avec les États-Unis à l’issue de la visite du président de la Confédération, Guy Parmelin, à Washington, lundi 29 juin. Berne continue toutefois de défendre la prolongation de l’accord conclu entre les deux pays en novembre dernier.
À l’issue de son entretien avec le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, le ministre suisse de l’Économie a indiqué avoir remis aux autorités américaines un document détaillant les mesures prises par la Suisse pour respecter les engagements contenus dans la déclaration d’intention conjointe.
Outre la suppression de certains droits de douane sur des produits américains, le gouvernement suisse prévoit des avancées dans plusieurs secteurs, notamment les dispositifs médicaux, les véhicules de tourisme, les organismes d’évaluation de la conformité et les marchés publics, grâce à une reconnaissance facilitée des normes américaines.
Guy Parmelin a insisté sur le respect par la Suisse de l’ensemble de ses engagements et a appelé Washington à faire de même. « Un accord est un accord », a-t-il rappelé, tout en soulignant la fiabilité de la Suisse comme partenaire commercial.
Les autorités américaines ne se sont toutefois pas engagées à prolonger automatiquement le dispositif actuel au-delà de son échéance prévue fin juillet. La Suisse reste également concernée par les enquêtes commerciales ouvertes par Washington concernant les surcapacités industrielles et la lutte contre le travail forcé.
Ces procédures pourraient déboucher sur l’application de droits de douane additionnels pouvant atteindre 12,5 %. Des accusations que Berne rejette fermement.
Selon Guy Parmelin, les autorités américaines ont néanmoins assuré qu’aucune nouvelle taxe ne serait imposée à court terme à la Suisse, qui continuera à bénéficier du traitement accordé aux partenaires commerciaux les plus favorisés.
L’objectif des négociations reste le maintien du plafond actuel de 15 % sur les droits de douane et la préservation d’un traitement équivalent à celui des principaux concurrents de la Suisse sur le marché américain.
Le président de la Confédération a enfin souligné que les entreprises américaines profitent déjà largement des ouvertures accordées par Berne, tandis que plusieurs investissements suisses destinés à soutenir la réindustrialisation des États-Unis sont en cours de déploiement.



