La Commission Économie, Finances et Contrôle de l’Exécution du Budget de Assemblée nationale du Congo a effectué, hier, jeudi 25 juin 2026 à Brazzaville, une visite à la Plateforme de certification des transferts de fonds ainsi qu’au nouveau siège en construction de Agence de régulation des transferts de fonds.
Conduite par Maurice Mavoungou, la délégation parlementaire est allée s’enquérir de l’état d’avancement des outils mis en place pour renforcer le contrôle des flux financiers et améliorer la mobilisation des recettes publiques hors pétrole.
Le directeur général de l’ARTF, Basile Jean-Claude Bazebi, a souligné l’importance stratégique de la plateforme numérique de certification des transferts de fonds dans la lutte contre les opérations clandestines et l’élargissement de l’assiette fiscale.
Selon lui, l’objectif affiché est d’atteindre le « clandestin zéro » dans le secteur des transferts de fonds grâce au recensement de tous les opérateurs exerçant dans ce domaine, afin d’améliorer la collecte des recettes internes.
Pour sa part, le président de la commission parlementaire a expliqué que cette mission de terrain s’inscrit dans le cadre du contrôle de l’exécution des lois de finances de 2024, 2025 et 2026. Il a indiqué que les députés souhaitaient évaluer l’état d’avancement technique de la plateforme et vérifier la mise en œuvre des dispositions prévues par l’État en matière de mobilisation des recettes publiques.
Plusieurs administrations impliquées dans la gestion financière et le contrôle des flux monétaires ont pris part à cette visite, notamment la Direction générale des institutions financières nationales, la Direction générale des douanes et des droits indirects, la Direction générale des impôts et des domaines ainsi que Agence nationale d’investigation financière.
Créée par la loi du 4 avril 2012, l’ARTF est chargée de réguler et de contrôler les activités liées aux transferts de fonds, de contribuer à l’élaboration de la balance des paiements et de participer à la lutte contre le blanchiment de capitaux ainsi que le financement du terrorisme.



