Un objet présenté comme le premier sac en « cuir de Tyrannosaure Rex » a été mis aux enchères le 11 juin 2026 à Hôtel Drouot par la maison Giquello, avec une estimation comprise entre 300 000 et 500 000 euros.
Selon les organisateurs, ce matériau n’est pas du cuir prélevé sur un dinosaure (ce qui est impossible) mais un cuir « cellulaire » développé à partir d’analyses de fragments de collagène ancien attribués à Tyrannosaurus rex, puis reproduits grâce à des techniques de culture cellulaire.
L’idée mise en avant est de recréer en laboratoire une matière biologique inspirée des caractéristiques supposées du tissu originel, sans élevage animal.
Les promoteurs du projet présentent cette pièce comme : un objet expérimental mêlant luxe et biotechnologie ; une alternative au cuir issu de l’élevage ; une démonstration des possibilités offertes par le cuir cellulaire.
Il faut toutefois noter qu’il s’agit d’une démarche qui suscite déjà des discussions scientifiques et terminologiques : parler de « vrai cuir de T-Rex » reste une formulation marketing contestée, puisque le matériau est reconstruit à partir de données biologiques et non directement issu d’un animal disparu.
La vente est surtout présentée comme une expérience entre innovation, design et biotechnologies plutôt qu’une résurrection biologique au sens propre.



