Le Bénin a un nouveau responsable à la tête du portefeuille de l’Économie et des Finances. Aristide Medenou a été nommé ministre par décret n°2026-314 signé le 24 mai 2026. Il succède à Romuald Wadagni, désormais président de la République.
Le nouveau ministre hérite également du portefeuille de la Coopération. Sa nomination intervient dans un contexte de continuité de la politique économique engagée depuis plusieurs années.
Aristide Medenou est un économiste formé à l’ENSEA d’Abidjan. Il détient un doctorat en économie de l’Université Gaston-Berger de Saint-Louis et un master en administration publique obtenu à l’American University de Washington. Il a également travaillé au Fonds monétaire international (FMI) aux États-Unis.
Son parcours professionnel est marqué par plusieurs responsabilités au sein de l’administration économique béninoise. Il a dirigé les affaires économiques au ministère des Finances entre 2014 et 2022 avant de rejoindre le FMI. Il est ensuite revenu au pays en 2024 pour diriger la Direction générale de l’Économie.
Il a aussi participé à la conduite de plusieurs opérations financières majeures, dont l’émission d’un eurobond indexé sur les Objectifs de développement durable en 2021, une opération qui a renforcé la visibilité du Bénin sur les marchés internationaux.
Autour de lui, plusieurs proches collaborateurs de l’ancien ministre ont été maintenus ou promus à des postes clés. Nicolas Yenoussi est chargé des Finances et de la Microfinance, Hugues Oscar Lokossou de la gestion de la dette et de la mobilisation des ressources extérieures, tandis que Rodrigue Chaou prend en charge le Budget et la Fonction publique.
Le gouvernement mise sur cette équipe pour assurer la continuité de la politique économique, dans un contexte marqué par des réformes fiscales, la gestion de la dette et la recherche d’un nouvel accord avec le FMI.
Les autorités misent aussi sur une croissance soutenue, estimée à environ 7,5 % en 2025 selon les projections du FMI, malgré des défis liés à la sécurité dans le nord du pays et à l’évolution de la dette publique.
Les premiers chantiers du nouveau ministre concernent notamment la préparation de la loi de finances rectificative 2026 et la poursuite des négociations avec les partenaires financiers internationaux.



