Le Fonds monétaire international a recommandé aux gouvernements d’adopter des mesures budgétaires ciblées et temporaires afin de faire face à la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.
Dans une analyse publiée mercredi, l’institution financière internationale estime que les tensions mondiales sur les marchés énergétiques, accentuées notamment par le conflit au Moyen-Orient, obligent les États à trouver un équilibre entre la protection du pouvoir d’achat et la préservation des finances publiques.
Le FMI souligne que les conséquences de ces chocs varient selon les pays, en fonction de leur dépendance énergétique, de leurs politiques sociales et de leurs capacités budgétaires.
Selon l’institution basée à Washington, plusieurs gouvernements ont déjà pris des mesures de soutien, mais des dispositifs mal conçus pourraient accentuer l’inflation, fragiliser davantage les finances publiques et contribuer à une nouvelle hausse des prix de l’énergie.
Le Fonds avertit également qu’une augmentation prolongée des coûts énergétiques risque de réduire fortement le revenu réel des ménages, en particulier celui des foyers modestes et des petites entreprises.
Pour limiter ces impacts, le FMI recommande en priorité des aides ciblées sous forme de transferts monétaires destinés aux populations les plus vulnérables à travers les mécanismes sociaux déjà existants.
Concernant les entreprises, l’institution préconise des mesures de soutien à la trésorerie comme les prêts garantis par l’État ou les reports d’impôts afin d’éviter des faillites d’entreprises jugées viables.
En revanche, le FMI déconseille les subventions généralisées et les contrôles des prix, estimant qu’ils peuvent provoquer des distorsions économiques et peser durablement sur les budgets publics.
L’institution précise toutefois que des mesures plus larges peuvent être envisagées de manière exceptionnelle lorsque les chocs sont temporaires et que les États disposent de marges budgétaires suffisantes.



