La Banque de Norvège a annoncé une hausse de son taux directeur de 0,25 point, le portant à 4,25 %. Elle devient ainsi la première banque centrale européenne à durcir sa politique monétaire depuis les tensions liées au conflit au Moyen-Orient.
La gouverneure de l’institution, Ida Wolden Bache, a justifié cette décision par une inflation jugée trop élevée et persistante. Selon elle, la hausse des prix reste au-dessus de l’objectif fixé depuis plusieurs années.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions sur les marchés énergétiques. Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran a provoqué une hausse des prix du pétrole et des matières premières.
En Norvège, où l’économie dépend fortement des hydrocarbures, l’inflation sous-jacente atteint environ 3 %, au-dessus de la cible officielle proche de 2 %.
La Banque de Norvège estime que la hausse des coûts de l’énergie pourrait se répercuter sur d’autres secteurs, maintenant ainsi une pression inflationniste durable.
L’institution monétaire reste ouverte à de nouveaux ajustements dans les mois à venir, avec un taux directeur pouvant évoluer entre 4,25 % et 4,50 % d’ici la fin de l’année selon ses projections.



