Stellantis a annoncé la fermeture pour deux semaines de son usine Chrysler située à Windsor, en Ontario, au Canada, et la possibilité de « pauses » dans la production de ses usines mexicaines. Cette décision fait suite à l’imposition de lourds droits de douane par les États-Unis sur les véhicules importés.
L’usine de Windsor, qui emploie environ 4 000 personnes, sera fermée du 7 au 14 avril. Cette usine, qui produit les monospaces Chrysler Pacifica et les berlines électriques Dodge Charger, exporte principalement vers les États-Unis. Le syndicat local Unifor a confirmé que cette fermeture était « principalement liée » aux droits de douane sur les voitures importées vers les États-Unis, imposés récemment par Donald Trump.
Stellantis a indiqué qu’il continuait d’évaluer l’impact de ces nouvelles taxes et poursuivait les discussions avec l’administration américaine. Le groupe a également précisé que cette décision affecterait plusieurs autres installations, y compris les usines de production de moteurs et d’emboutissage aux États-Unis.
Le 2 avril, Trump avait annoncé l’introduction de droits de douane considérables, en particulier contre l’Asie et l’Union européenne, ce qui pourrait avoir des répercussions majeures sur l’économie mondiale, mais aussi américaine. En réponse, Stellantis, aux côtés de Ford et General Motors, a demandé une réduction des droits de douane sur les automobiles importées du Mexique et du Canada, soulignant que des taxes trop élevées pourraient entraîner une hausse des prix des véhicules et une diminution de la demande.
Face à cette situation, le Premier ministre canadien, Mark Carney, avait évoqué en mars la nécessité de renforcer l’industrie automobile locale pour contrer les menaces de Trump, proposant de créer un réseau de construction automobile « entièrement canadien ».



